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La corruption gagne du terrain en France

La France passe de la 26e à la 22e place dans le classement de Transparency International

La France passe de la 26e à la 22e place dans le classement de Transparency International - Images of Money - Flickr - CC

La note de la France a été revue à la baisse de deux points, dans le dernier classement de Transparency International, publié ce mercredi 3 décembre. L'Hexagone se situe ainsi juste au-dessus de la moyenne européenne.

La France derrière ses voisins européens sur la corruption. L'Hexagone accuse une nouvelle fois le coup dans le dernier classement de Transparency International, publié ce mercredi 3 décembre.

L'ONG attribue une note pour chaque pays. Plus celle-ci est élevée, plus ce pays constitue un bon élève en matière de lutte contre la corruption.

Or le score de la France est en recul. L'Hexagone se voit attribuer une note de 69 points, soit deux points de moins qu'en 2013 et 2012.

Derrière le Royaume-Uni ou l'Allemagne

Certes le pays fait encore bonne figure sur l'ensemble des 175 pays classés, pointant au 26ème rang, ex-aequo avec le Qatar. Mais la France a perdu quatre places par rapport à l'an dernier.

De plus, en comparaison avec les autre pays développés, l'Hexagone reste en retrait. Le Danemark, pays le moins corrompu au monde selon Transparency International, affiche ainsi une note de 92 points.

Et des pays proches de la France, tels que l'Allemagne (12e avec 79 points) le Royaume-Uni (14e avec 78 points) ou encore la Belgique (15e avec 76 points) ont des notes largement supérieures.

De fait, l'Hexagone se situe juste au-dessus de la moyenne de l'Europe de l'Ouest, qui est de 66 points. En sachant que ce chiffre est tiré vers le bas par des pays jugés fortement corrompus, tels que l'Italie, la Grèce ou encore la Roumanie, avec une note de 43.

En janvier dernier, le Groupe d'Etat contre la corruption (Greco) du Conseil de l'Europe avait notamment appelé la France à agir sur les avantages liés aux dépenses de ses parlementaires. Ce gendarme européen soulignait alors, dans un rapport, que les élus faisaient face à "des risques de lobbying déguisé".

La Chine et la Turquie épinglées

Néanmoins, si la France voit sa note reculer, les plus fortes chutes sont à mettre sur le compte de la Chine et de la Turquie, qui ont respectivement perdu quatre et cinq points. Transparency International relève qu'en Chine, "plusieurs politiciens de haut niveau et certains responsables publics de rang mineur ont été arrêtés pour corruption".

Quant à la Turquie, l'ONG pointe "une série d'investigations et d'inculpations pour corruption visant des personnes proches du gouvernement". Pour établir son classement Transparency International se base sur des avis d'experts au sein d'organismes tels que la Banque Mondiale ou la Banque africaine de développement. L'ONG rappelle qu'il est par définition impossible de mesurer la corruption puisque cette dernière est illégale et dissimulée.

J.M.