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Crimée: quelles sanctions européennes contre la Russie?

Une voiture arrêtée à un checkpoint tenu par l'armée russe pour passer en Crimée.

Une voiture arrêtée à un checkpoint tenu par l'armée russe pour passer en Crimée. - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Au lendemain du référendum en Crimée où le vote pro-russe a été massif, les autorités européennes réfléchissent à une deuxième salve de sanctions envers Moscou, ce 17 mars. Voici les scénarios envisagés.

L'Union européenne prépare la riposte ce 17 mars, au lendemain du référendum sur le rapprochement de la Crimée avec la Russie, qui a reçu plus de 95% de votes positifs. Les autorités provinciales ont formulé leur demande officielle de rattachement à Moscou ce 17 mars.

Mais pour Bruxelles, cette consultation populaire était "illégale et illégitime" et "contraire à la Constitution ukrainienne et aux règles internationales". Avant même la clôture du vote, les instances européennes avaient indiqué qu'elles ne reconnaîtraient pas son résultat.

Une deuxième phase de sanctions envers la Russie est donc en discussion. Elle est censée gêner dans leurs activités professionnelles et personnelles un certain nombre de responsables politiques et économiques russes. Les ministres européens des affaires étrangères devront surtout décider s'ils s'attaquent directement au premier cercle du pouvoir.

Un troisième train de mesures dans les tuyaux

Les Européens pourraient geler les actifs de dirigeants aussi haut placés que le ministre russe de la Défense, par exemple. En outre, l'entrée sur le territoire des 28 leur serait interdite. Le quotidien économique russe Kommersant croit savoir que les PDG de Rosneft et de Gazprom, les numéros un du pétrole et du gaz, subiraient ce sort.

Il y a une autre approche dans l'établissement de cette liste, qui ménagerait Moscou. Elle ne comprendrait pas de membres du gouvernement avec lesquels il faudrait pouvoir négocier ensuite. Les principaux patrons des hydrocarbures seraient également épargnés.

Alors les sanctions viseraient pour l'essentiel des parlementaires impliqués dans ce dossier de la Crimée, et des responsables de l'appareil de sécurité, en y ajoutant quelques oligarques. Catherine Ashton, le chef de la diplomatie européenne, explique qu'il faut "essayer de faire comprendre que c'est sérieux".

Une fois que ce deuxième train de mesures sera appliqué, l'UE prévient déjà qu'en cas d'escalade dans les jours qui viennent, elle n'exclut par un troisième train de sanctions, économiques et commerciales cette fois.

Benaouda Abdeddaïm et BFMbusiness.com