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Vos billets Air France pourraient devenir (encore) plus chers

Le PDG d'Air France, Alexandre de Juniac, a déclaré devant des journalistes que la compagnie pourrait surtaxer les billets achetés via des plateformes de comparateurs de prix.

Le PDG d'Air France, Alexandre de Juniac, a déclaré devant des journalistes que la compagnie pourrait surtaxer les billets achetés via des plateformes de comparateurs de prix. - ERIC FEFERBERG - AFP

La compagnie française envisage de taxer les billets achetés par le biais de sites de comparateurs de prix, à l'instar de sa consoeur Lufthansa, qui imposera 16 euros de plus sur tout billet réservé via ces plateformes.

Air France-KLM pourrait elle aussi déclarer la guerre aux comparateurs de prix sur internet. Le PDG, Alexandre de Juniac, a annoncé lundi que la compagnie envisageait de taxer les billets vendus via ces sites. Air France suivrait ainsi l'exemple de la Lufthansa. La semaine dernière, la compagnie allemande a annoncé qu'elle ferait payer une surcharge de 16 euros sur tout billet acheté par le biais d'une plateforme de réservation en ligne.

La Lufthansa a indiqué qu'elle envisageait une telle mesure afin d'inciter les clients à utiliser son propre site de réservation. "C'est une question absolument clé pour nous", a déclaré Alexandre de Juniac à des journalistes lundi, en marge d'une réunion de l'Association internationale du transport aérien (IATA) à Miami. C'est pourquoi "nous évaluons cette option", a-t-il ajouté.

La majorité des billets réservés via les comparateurs

"La majorité de nos revenus proviennent du GDS" (Global distribution system, le nom anglais de ces plateformes de réservation centralisée), a ajouté le PDG d'Air France-KLM, sans fournir de chiffre précis. Lufthansa a indiqué la semaine dernière que les deux tiers de ses billets étaient réservés par l'intermédiaire des GDS.

Alexandre de Juniac a toutefois souligné que le contrat liant sa compagnie au moteur de réservation en ligne Amadeus courait encore sur deux ans, ce qui rend peu probable à court terme, sur le plan contractuel comme financier, une initiative similaire à celle de Lufthansa.

D'autres dirigeants de compagnies aériennes présents à Miami, comme Willie Walsh, directeur général d'IAG, maison mère de British Airways et Iberia, ont salué la décision de la compagnie allemande sans pour autant dévoiler leurs propres intentions en la matière.

N.G. avec Reuters