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Un suspect du meurtre à l'aéroport de Bâle-Mulhouse recherché

Un contrôleur aérien de l'aéroport de Bâle-Mulhouse est activement recherché pour son implication probable dans le meurtre d'un de ses collègues, mercredi, dans la tour de contrôle. /Photo prise le 27 avril 2011/REUTERS/Christian Hartmann

Un contrôleur aérien de l'aéroport de Bâle-Mulhouse est activement recherché pour son implication probable dans le meurtre d'un de ses collègues, mercredi, dans la tour de contrôle. /Photo prise le 27 avril 2011/REUTERS/Christian Hartmann - -

Un contrôleur aérien de l'aéroport de Bâle-Mulhouse est activement recherché pour son implication probable dans le meurtre d'un de ses collègues, mercredi, dans la tour de contrôle, a dit vendredi le procureur de la République de Mulhouse.

L'analyse des passages de badges, dans ce lieu hautement sécurisé, a révélé que le suspect, en arrêt maladie depuis trois mois, avait pénétré dans le bâtiment peu de temps avant le meurtre. Un témoin l'a en outre vu quitter l'aéroport.

"On est très vite remonté à une personne, qui est actuellement en fuite et qui était également contrôleur aérien, en formation à l'aéroport de Bâle-Mulhouse", a déclaré le procureur Hervé Robin, lors d'une conférence de presse.

Agé de 34 ans, cet homme originaire de la région parisienne avait demandé sa mutation sur l'aéroport franco-suisse il y a dix-huit mois, d'où sa période de formation.

"Ce n'est pas du tout un terroriste. Il était totalement inconnu de tous les services de police", a précisé le procureur.

Les motifs de son arrêt maladie n'ont pas été précisés en vertu du secret médical.

Les mobiles du meurtre restent par ailleurs mystérieux.

Décrit comme "assez athlétique", cet homme fait l'objet d'un mandat de recherche. Son signalement a été transmis aux polices allemandes et suisses. La direction interrégionale de la police judiciaire de Strasbourg a lancé un appel à témoins.

L'autopsie de Jean Meyer, la victime, a révélé qu'il avait reçu huit à dix coups de couteau "genre poignard", selon Christian Reeb, le patron de la PJ mulhousienne, dont trois ont été mortels.

Le meurtre a été commis peu avant huit heures du matin sur le palier d'ascenseur du 11e étage de la tour où Jean Meyer devait passer, comme tous ses collègues, pour emprunter l'escalier menant à la salle de contrôle.

L'agression n'a à aucun moment mis en jeu la sécurité de la circulation aérienne, a rappelé Hervé Robin.

Gilbert Reilhac, édité par Patrick Vignal et Gilles Trequesser