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Triperz: cette appli taxi s’est inspirée d’Uber pour séduire les clients

Lancée en début d'année, l'appli a été téléchargée 3.500 fois. Elle est utilisée par 8.000 chauffeurs de taxi.

Lancée en début d'année, l'appli a été téléchargée 3.500 fois. Elle est utilisée par 8.000 chauffeurs de taxi. - Jacques Demarthon - AFP

Lancée en début d’année, l’appli revendique déjà un beau succès chez les chauffeurs et les clients. Et pour cause, la start-up a repris les ingrédients qui ont fait le succès des VTC.

Depuis l’explosion des VTC, les taxis cherchent à reprendre leur place dans la mobilité urbaine et à redorer leur image auprès du public. C’est ce que tente Benjamin Nabet avec Triperz. Lancée en début d’année, cette appli de commande de taxi affiche déjà un certain succès auprès des chauffeurs de taxi et des clients. "Il y a déjà 8.000 taxis en France à s’en servir, dont 4.000 à Paris", assure le fondateur de la start-up qui précise que l’appli a été téléchargée par 3.500 personnes depuis son lancement.

Avec Triperz, on appelle un taxi, et le temps d’attente, même court, est affiché. Le paiement se fait en ligne. Il n’y a pas de frais d’approche et les clients peuvent aussi noter les chauffeurs. Et ces services ont permis à cette appli de réaliser un démarrage plutôt encourageant.

"Nous voulons modifier les préjugés qui circulent sur les taxis. Ils sont prêts à innover, même s’ils se défendent face à des concurrents qui offrent des modèles agressifs par rapport aux leurs. Nous tentons de leur donner un outil aussi compétitif", explique Benjamin Nabet.

"L’herbe n’est pas aussi verte qu’on le dit dans le VTC"

En effet, l’une des critiques les plus courantes sur les taxis est le montant affiché au compteur lorsqu’il arrive pour prendre un client. Avec Triperz, le compteur reste à zéro tant que le client n’est pas à bord. "Il faut préciser que ce n’est pas un système de réservation. Notre appli fait du maraudage électronique grâce aux données fournies par le projet gouvernemental LeTaxi."

Sur son écran, le client voit les taxis à proximité et les appelle par smartphone. Cela équivaut à les héler au coin de la rue et, dans cette situation, le compteur se déclenche lorsque le client prend place, pas au moment où le taxi a aperçu une main qui se lève au loin.

L’autre élément inspiré du VTC est la notation des chauffeurs. Ces derniers redoutent le jugement des clients, des clients selon qui la notation est une manière d’améliorer le service. "C’est un point sensible, mais qui reste important. Les notes données par les clients sont transférées sur l’OpenData LeTaxi". Et en cas de mauvaises notes répétitives, la seule sanction est l’accès à l’appli qui peut être coupé. "De toute manière, le client pourra choisir un chauffeur en fonction de sa note, ce que ne proposent pas les VTC".

Si ces services peuvent transformer la relation entre taxi et client, la démarche va bien plus loin. "L’herbe n’est pas aussi verte qu’on le dit dans le VTC. Nous voulons faire revenir les taxis partis faire du VTC en leur montrant qu’ils trouveront aussi bien en reprenant la pratique de leur profession". C'est le nerf de la guerre dans le conflit entre taxis et VTC: celui qui aura le plus de chauffeurs pourra offrir le service le plus efficace. Les taxis ont perdu des troupes et, avec Triperz, ils veulent les persuader de revenir au bercail.

https://twitter.com/PascalSamama Pascal Samama Journaliste BFM Éco