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Transport maritime: "le pavillon français est coûteux mais de qualité" assure Philippe Louis-Dreyfus

Philippe Louis-Dreyfus

Philippe Louis-Dreyfus - -

Le président du conseil de surveillance du groupe Louis Dreyfus Armateurs était invité sur le plateau de Good Morning Business pour évoquer l'avenir de ce mode de transport, finalement moins polluant que les autres.

Dans la famille Louis-Dreyfus, voici les armateurs. "Nous sommes sans doute la plus ancienne société maritime française, existant encore" raconte Philippe Louis-Dreyfus, président du conseil de surveillance du groupe Louis Dreyfus Armateurs, invité sur le plateau de Good Morning Business. "On est à la 5ème génération, depuis 170 ans nous sommes dans ce métier. Dans d'autres aussi mais le côté maritime, c'est le seul qui soit resté en France."

Le pavillon français était d'ailleurs une exigence de celui qui a repris les rênes du groupe en 1996. "J'ai tenu, avec nos enfants, à ce qu'il reste en France, sous pavillon français pour une grande partie de nos navires, et avec une société et ses actionnaires en France et fiscalisés en France. C'est assez rare aujourd'hui" précise-t-il.

"Le mode de transport le moins polluant de tous"

Mais cela a un coût qui oblige à "être imaginatif et créatif" souligne Philippe Louis-Dreyfus. "Pour pouvoir garder, pour une grande partie de notre flotte, le pavillon français qui est un pavillon de qualité mais coûteux du fait des lois sociales mais aussi de la formation nécessaire permanente de nos équipages, il fallait se diriger vers des activités à valeur ajoutée" explique-t-il. A côté du transport traditionnel, "nous avons développé depuis une vingtaine d'années" des activités comme "la pose de câbles" ou encore la "maintenance des éoliennes en mer".

La question des nuisances écologiques a aussi été mise sur la table par le groupe. "Ça fait des années que je me bats sur ces sujets parce que, si le transport maritime est très polluant, ça reste néanmoins le mode de transport le moins polluant de tous, avec la bicyclette" sourit le chef d'entreprise. Il a eu le soutien de la ministre des Transports Elisabeth Borne sur sa proposition de "réduction de la vitesse comme mesure simple, efficace, rapide pour réduire les nuisances environnementales."

Au risque de froisser les clients en allongeant les temps de trajet ? "Ça va prendre une petit peu plus de temps" corrige-t-il rappelant que la vitesse avait déjà été limitée auparavant pour des raisons économiques "et les clients s'en sont parfaitement accommodés".

Thomas Leroy