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Tom Enders reçoit le soutien du conseil d'administration d'Airbus

Tom Enders est visé par l'enquête autrichienne autour de la vente d'avions Eurofighter à Vienne.

Tom Enders est visé par l'enquête autrichienne autour de la vente d'avions Eurofighter à Vienne. - Niklas Hallen- AFP

Alors que le groupe européen est visé par plusieurs enquêtes pour des affaires de corruption, son président a été conforté à son poste.

Le conseil d'administration d'Airbus a apporté son plein soutien à Tom Enders, le président exécutif du groupe aéronautique visé par des enquêtes en Europe, notamment dans des affaires de corruption.

"La décision a été prise en 2016 de divulguer les problèmes de conformité relevés et les circonstances les entourant aux agences de surveillance financière et d'enquête gouvernementales", a souligné le conseil, présidé par Denis Ranque, dans un communiqué publié ce jeudi.

"Ces décisions ont été prises avec l'aval unanime du conseil d'administration et les mesures ont toutes été dirigées par Tom Enders, le président exécutif du groupe", ajoute le groupe.

Multiples enquêtes

Le groupe est sous le coup d'enquêtes du Parquet national financier (PNF) en France et du Serious fraud office (SFO) en Grande-Bretagne pour des irrégularités sur des transactions, faits qu'il avait lui-même dénoncés en 2016.

Il est aussi visé par deux autres enquêtes en Autriche et en Allemagne autour de la vente d'avions de combat de type Eurofighter à Vienne mais, de l'aveu même du parquet général de Munich, la justice allemande dispose "de peu de preuves de corruption".

En Autriche, Tom Enders figure parmi les personnes visées par l'enquête sur la vente des 18 avions de combat Eurofighter en 2003. A l'époque, il dirigeait la branche défense du groupe Airbus.

Tom Enders a affirmé vendredi qu'il y avait "un risque d'importantes pénalités pour l'entreprise" qui fait "l'objet d'enquêtes pour présomption de violation des lois anticorruption" dans une lettre adressée à tous les salariés du groupe.

Y.D. avec AFP