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Taxis: la contestation se poursuit

Un cortège de taxis en grève, tard mercredi soir à Paris.

Un cortège de taxis en grève, tard mercredi soir à Paris. - -

Reçus dans la soirée de mercredi à l'Assemblée nationale, les chauffeurs de taxis attendent une réponse de Matignon avant de lever leur mouvement.

Ils ne lèveront pas la grève tant que Matignon ne leur aura pas répondu. Ce jeudi matin, les chauffeurs de taxi restaient mobilisés, après une réunion à l'Assemblée nationale tard mercredi soir pour tenter de trouver une issue au conflit qui les oppose aux voitures de transport avec chauffeur (VTC). Après un rassemblement place Maillot tôt dans la matinée, ils se sont néanmoins dispersés très rapidement.

Mercredi soir, l'intersyndicale des taxis a été reçue par le député socialiste Thomas Thévenoud, nommé médiateur par le gouvernement dans ce dossier. A l'issue de la réunion, vers 21h mercredi, les représentants syndicaux ont assuré que Thomas Thévenoud leur avait promis de contacter le Premier ministre "dans les heures qui viennent" pour faire part de leur demande de gel des immatriculation de VTC.

"Ca s'est très bien passé, a assuré Nordine Dahmane, de FO. On n'a pas été déçu. Il nous a promis qu'il y aurait des règles (...) et va prendre contact dans les heures qui viennent avec le Premier ministre." Pas question pour autant de lever le mouvement tant que les garanties de Matignon ne sont pas sur la table. "On reste mobilisé, on ne lâchera pas", a assuré le représentant syndical.

230.000 euros pour une licence de taxi à Paris

Dans ce conflit, les taxis dénoncent la "concurrence déloyale" des sociétés de VTC, qui se sont multipliées depuis un assouplissement de la législation en 2009. Les VTC ne peuvent travailler que sur réservation, mais les taxis les accusent notamment de prendre des clients à la volée.

En outre, le coût d'enregistrement d'une VTC est de 100 euros alors que les licence de taxis, délivrées gratuitement par les autorités mais au compte-goutte, se négocient entre taxis autour de 230.000 euros à Paris.

Les syndicats réclament l'interdiction des applications de réservation de VTC sur smartphone, un délai de réservation minimum de 30 minutes pour ces véhicules et des courses d'un montant de 60 euros a minima.

M. T. avec AFP et Julien Migaud-Muller