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Stéphane Israël: "2014 s'annonce sous les meilleurs auspices pour Arianespace"

Stéphane Israël était l'invité de BFM Business ce mardi 7 janvier.

Stéphane Israël était l'invité de BFM Business ce mardi 7 janvier. - -

Le PDG d'Arianespace était l'invité de BFM Business, ce mardi 7 janvier. Il est revenu sur les objectifs de son entreprise et a révélé l'importance du cours de l'euro pour les résultats.

Stéphane Israël se veut confiant. Invité de BFM Business ce mardi 7 janvier, le PDG d'Arianespace a assuré que "2014 s'annonce sous les meilleurs auspices" pour son entreprise. "Dans le cadre d'un carnet de commandes record de plus de 4 milliards d'euros, nous avons pour ambition d'effectuer, en moyenne, un lancement par mois", a-t-il détaillé.

Ce qui porterait à 12 le nombre de lancements effectués par Arianespace durant 2014. Un objectif que Stéphane Israël décrit comme "ambitieux".

En termes de part de marché, Arianespace est actuellement numéro un mondial du lancement des satellites avec 60%. Stéphane Israël espère se situer cette année "dans cette ordre de grandeur".

Mais en "2014, les prises de commandes seront différentes avec plus de petits satellites". Or "la concurrence va être accrue sur ce secteur, avec Space X", a-t-il ajouté.

L'euro fort est "un vrai handicap"

"Ce qui est important pour nous est d'équilibrer nos comptes", a poursuivi Stéphane Israël. "Notre fiabilité nous permet d'être plus chers que nos concurrents. Mais nous avons des difficultés qui peuvent être liées à la monnaie et au fait que l'euro soit si fort par rapport au dollar", a-t-il ensuite révélé.

"C'est vraiment un handicap pour Arianespace car nos coût sont en euros, une monnaie forte, nos revenus sont en dollars, une monnaie faible et le marché est libellé pour l'essentiel en dollar", a-t-il insisté.

Lorsque l'euro s'apprécie de 10 centimes par rapport au dollar, l'impact sur le résultat d'Arianespace se situe à "environ 60 millions d'euros". "Pour nous, c'est un vrai enjeu, et dans le différentiel de prix avec Space X, le différentiel de change compte beaucoup", a-t-il estimé.

D'autant plus que "contrairement à Airbus, nous n'avons pas la possibilité de produire en zone dollar". Stéphane Israël appelle ainsi les Européens à "une prise de conscience" sur le sujet.

J.M.