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SNCM: la compagnie "en danger de mort" selon Valls

La grève à la SNCM dure puis le 24 juin.

La grève à la SNCM dure puis le 24 juin. - -

La grève à la SNCM dure depuis le 24 juin. Et les négociations semblent en panne. Pour le Premier ministre qui s'exprimait mardi soir, la situation est inquiétante.

La situation ne s'arrange vraiment pas à la SNCM. Les négociations entre les représentants de l'intersyndicale de la SNCM et de Transdev, actionnaire majoritaire de la compagnie maritime, semblaient en panne mardi soir, les premiers accusant le second de vouloir "tuer la médiation" destinée à mettre un terme à 15 jours de grève.

Au deuxième jour de ces négociations dirigées en préfecture à Marseille par le médiateur nommé par le gouvernement, Gilles Bélier, une nouvelle interruption de séance a été demandée mardi après-midi, ultime coup de théâtre.

Selon des sources concordantes, le plan discuté mardi prévoyait un moratoire suspendant jusqu'à la fin de l'année toute procédure judiciaire et permettant alors, comme le souhaitent les syndicats, de travailler sur une solution de reprise de la compagnie.

Des conséquences dramatiques

Lors de son intervention au journal de 20h de TF1 mardi, Manuel Valls a déclaré qu'il fallait que la grève s'arrête. Elle a débuté le 24 juin et "met en danger de mort" la compagnie.

"La société SNCM devra être redressée, il faut donc trouver une solution pour ses salariés et pour l'entreprise. Mais il faut que la grève s'arrête parce que chaque jour qui passe, non seulement pour Marseille et pour la Corse, c'est insupportable".

Gilles Simeoni, maire de Bastia, a déclaré au micro de BFM Business que "les conséquences sont objectivement dramatiques. Cette grève impacte directement l'activité touristique estivale qui est bien sûr déterminante pour l'économie de la Corse".

Et il a ajouté : "pour sortir de la situation de crise actuelle, la première chose est de sortir du blocus, d'en sortir sans condition et d'en sortir tout de suite".

D. L. et J. M.