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"Il fait très chaud, c’est intenable !": la galère des passagers du TGV Bordeaux-Paris arrivé avec 9 heures de retard

Un TGV Inoui

Un TGV Inoui - Bertrand GUAY © 2019 AFP

700 passagers de ce TGV ont passé une nuit blanche, sans climatisation, et ont du changer de rame en pleine nuit.

"Il fait très chaud !! C’est intenable", "Bloqué dans le TGV 8450 depuis plus d'une heure, sans clim, ni courant, la température est intenable dans la rame": nuit cauchemardesque pour les 700 passagers du TGV 8450 en provenance de Bordeaux et à destination de Paris qui devaient arriver dans la capitale ce lundi soir à 21h50. Ces voyageurs ont finalement débarqué ce mardi matin à 7h. Soit un retard de plus de 9 heures dû comme souvent à une accumulation d'incidents.

Comme le raconte La Charente Libre, c'est vers Angoulême que les choses se gâtent. Le train s’immobilise à 19h40 pour un problème de frein. La panne n'est pas réparable et vers 22h30, la SNCF décide (enfin) avec l'aide de pompiers, de transférer tous les passagers dans l'une des deux rames fonctionnelle de ce double TGV et de désacoupler la rame en panne. Entre-temps, une longue attente sans climatisation en pleine chaleur et sans courant pour les passagers.

Billets remboursés à 200%

La SNCF espère faire repartir la rame au plus vite mais ce transbordement prend du temps: il s'achève à 0h15.

Curieusement, le TGV chemine à petite vitesse et n'arrive qu'à 2h30 à Saint-Pierre-des-Corps. Le train est alors encore immobilisé deux heures afin de changer de conducteur. Vers 4h30 donc, le TGV repart en direction de Montparnasse et met encore 2h30 pour rejoindre la capitale (alors que cette liaison en TGV met habituellement une heure).

Côté passagers, c'est la colère, la SNCF étant accusée de communication minimale. "Au bout d’un moment, les contrôleurs ne voulaient même plus faire d’annonce car ils savaient qu’ils allaient se contredire par la suite." relate un passager à nos confrères. L'opérateur est également soupçonné d'avoir joué la montre entre Saint-Pierre-des-Corps et Paris. "Est-ce que c’était une volonté de ne pas payer le taxi à tout le monde ? De ne pas rouvrir la gare en pleine nuit ?", s'interroge le passager.

Conformément à sa politique tarifaire, la SNCF a indiqué que les passagers de ce train maudit seront remboursés à hauteur de 200%.

Olivier Chicheportiche Journaliste BFM Business