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Smart n'a pas renoncé aux 39 heures payées 37

Smart connait des mouvements internes.

Smart connait des mouvements internes. - Patrick Herzog - AFP

Smart n'a pas renoncé. Le constructeur fait en ce moment pression sur les organisations syndicales pour qu'elles ne s'opposent pas au retour aux 39 heures payées 37 dans son usine de Hambach (Moselle). C'est du moins ce qu'a affirmé ce jeudi 26 novembre la CFDT, à la veille de la notification de l'accord par la direction. Cet accord, hautement symbolique et qui avait fait l'objet d'un référendum auprès des salariés en septembre, a été présenté aux syndicats fin octobre. Deux syndicats (CFDT et CGT) sur quatre, représentant 53% des salariés, avaient refusé de le signer, rendant le pacte caduc.

Depuis, la direction ne leur a toujours pas notifié l'accord -une procédure nécessaire pour faire valoir officiellement leur opposition et qui prend habituellement "deux à trois jours", a déclaré à l'AFP Didier Getrey, de la CFDT. La direction a expliqué qu'elle devait d'abord envoyer l'accord en Allemagne et, selon le syndicaliste, a "profité de ce temps pour mettre la pression à tout le monde", en menaçant notamment de plan social en cas d'opposition.

D. L. avec AFP