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RER D: 6 trains sur 10 en circulation lundi

Le RER. (illustration)

Le RER. (illustration) - Martin Bureau - AFP

Le retour à un trafic normal n'est pas encore pour lundi. Une assemblée générale décidera de la suite à donner au mouvement de grève.

Six trains sur dix circuleront lundi sur la ligne D du RER à Paris après l'appel d'un syndicat, la CGT, à reprendre le travail, malgré l'absence d'accord avec la direction, a-t-on appris dimanche de sources concordantes. A l'appel de la CGT, de Sud-rail et de l'Unsa, les conducteurs ont fait valoir depuis vendredi un "droit de retrait" après l'agression d'un de leurs collègues dans l'Essonne mercredi, engendrant de fortes perturbations sur la ligne.

Lundi, "la situation sera sans commune mesure avec celle connue depuis vendredi", a indiqué la SNCF qui annonce la circulation de 6 trains sur 10 sur les lignes D et R, son prolongement, transportant, à elles deux, plus de 600.000 voyageurs par jour. La compagnie a invité les passagers à consulter les horaires sur le site transilien.com. "Face à une direction obtuse nous avons décidé de prendre nos responsabilités vis-à-vis des usagers", a dit Bérenger Cernon, représentant de la CGT qui a appelé les agents à reprendre le travail lundi.

Mais le syndicat entend "faire une action en justice pour faire reconnaître le droit de retrait". La SNCF a estimé que le droit de retrait ne pouvait pas "se poursuivre pendant des jours" et annoncé qu'elle décompterait des "absences irrégulières", selon les syndicats. Elle a aussi proposé vendredi 4 embauches d'agents Suge (agents de sécurité de la SNCF) et d'un maître-chien. "La direction reconnaît d'un côté la légitimité de notre action puisqu'elle accepte de procéder à des embauches, mais dans le même temps elle nous le fait payer en nous comptant des absences irrégulières", dit Fabien Villedieu, porte-parole de Sud. Sud-Rail (majoritaire sur la zone) prendra une décision sur la suite à donner au mouvement après une assemblée générale prévue lundi à 10 heures. Le code du travail autorise les salariés à exercer leur droit de retrait face à une situation de travail s'ils ont "un motif raisonnable de penser qu'elle présente un danger grave et imminent" pour leur vie et leur santé. Les deux auteurs de l'agression contre le conducteur ont été condamnés vendredi à Evry à 4 mois de prison avec sursis.