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Renault va créer 1.000 CDI en France

En raison d'un niveau d'activité prometteur, Renault va renforcer ses effectifs dans les usines et les fonctions d’ingénierie.

En raison d'un niveau d'activité prometteur, Renault va renforcer ses effectifs dans les usines et les fonctions d’ingénierie. - Joel Saget - AFP

Le groupe automobile a annoncé, jeudi 12 février, qu'il allait recruter 1.000 personnes en CDI en France. Il va également signer un nombre équivalents de contrats d'apprentissage.

Pour une fois, l'attention se porte sur des embauches et non pas des destructions de postes. C'est l'annonce en ce sens fait par Renault ce jeudi 12 février. A l'occasion de la publication de ses résultats annuels, la marque au losange a ainsi annoncé un plan de recrutement portant sur 1000 CDI dans l'Hexagone. Il va également signer autant de contrats d'apprentissages.

"Ces recrutements sont une bonne nouvelle pour Renault en France. Ils montrent que nos efforts de compétitivité portent leurs fruits", a assuré le PDG du groupe Renault, Carlos Ghosn, cité dans ce texte.

Renault avait signé en mars 2013 avec des syndicats un accord de compétitivité aux termes duquel il s'engageait à maintenir ses usines en France, tandis que les salariés devaient faire des concessions sur le temps de travail et les salaires.

"Ces recrutements sont une bonne nouvelle pour Renault en France. Ils montrent que nos efforts de compétitivité portent leurs fruits", a assuré le PDG du groupe Renault, Carlos Ghosn, cité dans ce texte.

Renault avait signé en mars 2013 avec des syndicats un accord de compétitivité aux termes duquel il s'engageait à maintenir ses usines en France, tandis que les salariés devaient faire des concessions sur le temps de travail et les salaires.

Renault s'était félicité d'une baisse du coût de la main-d'oeuvre en France à la suite de cet accord revenant à produire des véhicules avec moins de salariés. Jusqu'au terme du plan (2016), le groupe vise 8.000 départs non remplacés.

Selon Renault, les nouveaux recrutements annoncés jeudi auront lieu "pour moitié dans les usines, et pour l'autre moitié dans les autres fonctions en particulier à l'ingénierie".

Des taux de change défavorables

Le groupe a par ailleurs annoncé un chiffre d'affaires de 41,05 milliards d'euros, en augmentation de seulement 0,3% par rapport à 2013, conséquence en particulier de taux de change défavorables. Mais l'entreprise a amélioré sa rentabilité puisque sa marge opérationnelle est passée de 3 à 3,9%.
Avec 1,89 milliard de bénéfice net part du groupe en 2014, Renault améliore son niveau de 2012 qui était de 1,75 milliard. Le creux de 586 millions d'euros enregistré en 2013 avait notamment été dû à un passage de provisions de 514 millions à cause du gel des activités de l'entreprise en Iran.
Renault, qui a vu ses immatriculations progresser de 3,2% en 2014 dans le monde, à 2,7 millions d'unités, bénéficie dans son bilan de sa part dans son partenaire Nissan, avec une contribution positive de 1,36 milliard d'euros, au contraire de la firme russe Avtovaz qui pèse à hauteur de 182 millions d'euros.
Pour 2015, la firme de Billancourt vise une nouvelle augmentation de ses immatriculations et de son chiffre d'affaires "à taux de change constant", une amélioration supplémentaire de sa marge opérationnelle et un flux de trésorerie disponible ("free cash flow") opérationnel positif pour son activité automobile. Ce dernier a atteint 1,08 milliard d'euros en 2014, contre 827 millions en 2013.

Enfin, Renault a indiqué qu'il avait l'intention de verser un dividende de 1,90 euro par action, contre 1,72 l'an dernier.

C.C avec AFP