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Renault "obligé d'embaucher" en France

Carlos Ghosn, patron de l'alliance Renault-Nissan.

Carlos Ghosn, patron de l'alliance Renault-Nissan. - -

Pour produire 80.000 Nissan Micra par an sur le site français de Flins d'ici 2016, comme annoncé vendredi, le patron du constructeur annonce des recrutements à venir ce samedi 27 avril.

Des véhicules supplémentaires à produire, et même des embauches. Renault semble décidé à tenir les engagements pris en contrepartie des concessions de ses salariés sur leurs conditions de travail. Le PDG Carlos Ghosn déclare que des embauches sont dans les tuyaux ce samedi 27 avril, sans toutefois les chiffrer, et alors que 7.500 suppressions de postes sont par ailleurs prévues en France.

Des recrutements liés à la production, d'ici 2016, de la prochaine génération de Micra, la citadine de son partenaire Nissan, à l'usine francilienne de Flins. L'annonce de la fabrication de 82.000 véhicules sur le sol français, formulée vendredi, a notamment suscité l'enthousiasme du ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg.

Produire en France, c'est attractif !

Il a donc une raison supplémentaire de se réjouir ce jour. "On va être obligé, bien sûr, d'embaucher puisque l'usine de Flins produit aujourd'hui un peu plus de 120.000 voitures par an", a indiqué Carlos Ghosn sur Europe 1. "Le fait de rajouter 80.000 voitures ne peut pas se faire avec le nombre de personnes qui travaillent aujourd'hui dans l'usine", a-t-il ajouté.

"Cela va créer une dynamique de progrès dans l'usine, qui va se préparer, en améliorant la qualité et la productivité, à recevoir ces productions de Nissan", a indiqué M. Ghosn. "C'est une bonne nouvelle pour l'usine, c'est une bonne nouvelle pour Renault et pour la France", a-t-il insisté.

"D'autres partenaires peuvent être tentés, c'est pourquoi je trouve que c'est une très grande chance pour Renault de montrer que, sur un cas très précis qui est la fabrication de la Micra, produire en France, c'est attractif", a conclu le dirigeant.

Nina Godart