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Quatrième phase de recherches lancée pour le vol Rio-Paris

L'armée brésilienne remontant un morceau de carlingue du vol Rio-Paris AF447 qui s'est abîmé au large du Brésil, dans la nuit du 31 mai au 1er juin 2009. La quatrième campagne de localisation de l'épave de l'Airbus A330 a débuté, a annoncé le Bureau d'enq

L'armée brésilienne remontant un morceau de carlingue du vol Rio-Paris AF447 qui s'est abîmé au large du Brésil, dans la nuit du 31 mai au 1er juin 2009. La quatrième campagne de localisation de l'épave de l'Airbus A330 a débuté, a annoncé le Bureau d'enq - -

PARIS (Reuters) - La quatrième campagne de localisation de l'épave du vol Rio-Paris d'Air France a débuté dans l'Atlantique, a annoncé le Bureau...

PARIS (Reuters) - La quatrième campagne de localisation de l'épave du vol Rio-Paris d'Air France a débuté dans l'Atlantique, a annoncé le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) à Paris.

Un Airbus A330 d'Air France s'était abîmé dans l'Atlantique, au large du Brésil, dans la nuit du 31 mai au 1er juin 2009, faisant 228 disparus de 32 nationalités, dont 72 Français et 59 Brésiliens.

"Le navire Alucia est arrivé sur zone et les opérations de recherches en mer vont à présent débuter", a indiqué le BEA vendredi soir dans un communiqué.

L'objectif prioritaire des enquêteurs est de retrouver les boîtes noires du vol AF 447 pour tenter de déterminer avec certitude les causes de l'accident.

Des débris, dont l'empennage de l'avion, ont été repêchés après l'accident, ainsi qu'une cinquantaine de corps. Mais les trois premières phases de recherches, à l'aide de robots sous-marins, n'ont pas permis de retrouver l'épave de l'Airbus.

L'Alucia, le navire américain qui mène ces nouvelles recherches, est arrivé de Seattle, sur la côte nord-ouest des Etats-Unis. Cet ancien navire océanographique français emporte trois sous-marins Remus, des engins de poche de quatre mètres de long.

Cette campagne doit coûter environ 9 millions d'euros et est financée par l'avionneur européen Airbus et la compagnie aérienne Air France.

AIRBUS ET AIR FRANCE EN EXAMEN

Airbus et Air France ont été mis en examen il y a dix jours pour "homicides involontaires" dans l'enquête sur la catastrophe.

"Nous contestons cette mise en examen, il nous semble qu'elle n'est pas fondée", a dit Pierre-Henri Gourgeon, directeur général d'Air France, à la presse.

Il estime que l'instruction n'a pas relevé de manquement à une réglementation et souligne qu'aucun lien de causalité entre d'éventuels problèmes sur l'avion et l'accident n'est établi.

Airbus conteste aussi sa mise en examen, a dit son président, Thomas Enders.

Bien qu'aucun scénario précis de l'accident ne soit établi, semble être visé dans de premiers travaux d'experts le problème des sondes de mesure de vitesse de type Pitot, fabriquées par Thales, qui équipaient les A330 et A340.

L'enquête a montré que des problèmes de givrage à haute altitude et de dysfonctionnement, pouvant amener une perte de contrôle de l'appareil, avaient été constatés et répertoriés dans des rapports.

Ces sondes - de petits tubes placés à l'avant de l'appareil - ont été changées sur toute la flotte Air France après l'accident. Dans un mémorandum remis à la juge fin 2010, la compagnie aérienne a fait porter la responsabilité de ce problème sur Airbus, disant avoir été abandonnée "sans recommandations ni solutions pérennes à ce problème".

Le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA), chargé des investigations techniques, a constaté jusqu'à présent une défaillance des sondes Pitot au moment de l'accident, sans conclure qu'elle était à l'origine de la catastrophe.

Gérard Bon, édité par Henri-Pierre André