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PSA: de nouvelles incitations aux départs volontaires

PSA veut encourager les départs volontaires.

PSA veut encourager les départs volontaires. - -

La direction du constructeur automobile et les syndicats ont trouvé un accord, ce jeudi 26 juin, sur de nouvelles mesures incitatives aux départs volontaires pour accélérer son redressement.

PSA souhaite encourager les départs volontaires. Il s'agit de permettre aux usines françaises du groupe de regagner en compétitivité.

Adapter les effectifs à la demande automobile: c'est le but des discussions entre direction et syndicats chez PSA, qui ont trouvé un accord ce jeudi 26 juin. Le dialogue s'inscrit dans la continuité de l'accord-compétitivité conclu à l'automne dernier.

Le constat est simple. Malgrè le licenciement de 8.000 personnes depuis 2012, l'entreprise doit toujours faire face à des sureffectifs. Pour éviter de recourir à des départs contraints, PSA va encourager ce qu'on appelle la mobilité externe.

Les salariés âgés sont les premiers concernés. Pour un senior en suspension d'activité, un jeune sera recruté pour être formé en alternance par l'entreprise, au terme du contrat de génération en vigueur.

Ensuite, les mesures incitatives aux départs volontaires sont améliorées avec trois mois supplémentaires de salaire offerts aux candidats au départ dans les postes dits sensibles, soit six mois de salaires au total, en plus des indemnités conventionnelles de licenciement.

Dans les métiers sensibles ou à l'équilibre, les salariés peuvent suspendre leur contrat de travail pour rejoindre une autre entreprise, avec une possibilité de retour dans les deux ans si le projet n'aboutit pas.

16.000 salariés potentiellement concernés

Le groupe propose, en plus des indemnités légales, une prime de six mois de salaire. Et surtout la possibilité pour le salarié de retrouver son poste dans les deux ans s'il le souhaite. En tout, la direction estime à près de 16.000 le nombre de salariés qui sont sur des postes en sureffectifs.

Pour l'entreprise, cette mesure devrait permettre de conserver l'ensemble des usines dont Rennes, qui tourne au ralenti en attendant l'attribution d'un nouveau modèle en 2017.

Mathieu Sévin avec AFP