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Pourquoi la location d’avions cartonne ?

L'A350 XWB d'Airbus a été mis au point pour répondre aux critiques d'ILFC qui jugeait la première version trop lourde

L'A350 XWB d'Airbus a été mis au point pour répondre aux critiques d'ILFC qui jugeait la première version trop lourde - -

AIG, l’assureur propriétaire du loueur d’avions ILFC, a annoncé son intention de s’en séparer. Un consortium chinois devrait mettre la main dessus, et entrer ainsi dans ce business florissant du "leasing".

ILFC va passer sous pavillon Chinois. L'assureur américain AIG a annoncé, dimanche 9 décembre, son intention de céder à un groupe d'investisseurs chinois sa filiale de location d'avions. La transaction dépassera les 4 milliards de dollars pour 80% de l'entreprise. Les Chinois s'invitent donc dans un métier en plein essor.

ILFC, principal client de Boeing et Airbus

Les loueurs d'avions ont deux types de clients. Il y a les petites compagnies qui n'ont pas les moyens de négocier des tarifs auprès des constructeurs aéronautiques. Tandis que les structures comme ILFC, qui achètent des avions de série en très grande quantité, peuvent obtenir de confortables ristournes. Ces appareils sont ensuite reloués aux petites compagnies pour des périodes pouvant atteindre dix ans.

Les grandes compagnies, comme Air France, ont, elles aussi, recours à la location d’avion. Ce qui permet non seulement de renouveler sa flotte sans creuser ses dettes, mais aussi de pouvoir adapter son offre à la demande. En clair, la compagnie peut rendre un avion si la demande baisse.

Finalement les loueurs d'avions sont un peu comme ceux de l'automobile. Sauf que dans l'aérien, ils sont beaucoup plus puissant. ILFC est l'un des principaux clients d'Airbus et de Boeing, qui sont du coup aux petits soins pour lui. L’avionneur européen n'a ainsi pas hésité à revoir la première version de son A350 pour proposer le XWB. ILFC jugeait en effet la première version beaucoup trop lourde.

Mathieu Sevin