BFM Business

Panne à Montparnasse: pour le patron de la SNCF "tout a été dit"

Guillaume Pépy n'a fait que des rappels de précédents commentaires

Guillaume Pépy n'a fait que des rappels de précédents commentaires - Éric Piermont - AFP

Le président du groupe public Guillaume Pepy, qui était resté silencieux depuis la panne qui empêché les trains d'arriver et de partir de la gare parisienne dimanche, a estimé qu'il n'y avait pas lieu d'ajouter quoi que ce soit sur ce dossier brûlant.

"Sur l'incident de Montparnasse, tout a été dit", a déclaré mercredi le président de la SNCF, Guillaume Pepy, qui était resté silencieux depuis la panne qui a paralysé le trafic dimanche dans la gare parisienne.

Questionné lors d'une présentation à la presse du nouveau site de réservations OUI.sncf, Guillaume Pepy a simplement cité les prises de positions de la ministre des Transports, Elisabeth Borne, et du PDG de SNCF Réseau, Patrick Jeantet, qu'elle avait convoqué lundi au ministère.

Le président de la SNCF a rappelé qu'Elisabeth Borne avait jugé l'incident "pas acceptable" et que Patrick Jeantet avait promis des propositions d'améliorations "avant la fin de la semaine". "La ministre et Patrick ont dit ce qu'il fallait dire", a-t-il déclaré.

Pas question de démissionner

Interrogé sur la réponse qu'il souhaite donner à ceux qui ont réclamé sa démission depuis dimanche, à l'instar de Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout La France, Guillaume Pepy a renvoyé la balle au gouvernement.

"Je crois avoir répondu depuis une dizaine d'années environ à une centaine de questions sur le sujet, chaque fois que les trains arrivent en retard, chaque fois qu'il y a une panne de clim, chaque fois qu'une gare est en travaux, chaque fois qu'il y a des incidents, j'ai répondu que mon mandat était dans les mains du gouvernement", a dit Guillaume Pepy.

Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a indiqué lundi qu'il n'était "pas question de mettre en cause qui que ce soit", semblant exclure tout changement de dirigeant.

Le gouvernement a en revanche exigé de la SNCF qu'elle tire les conséquences de cette nouvelle panne géante qui a paralysé la gare Montparnasse pour la deuxième fois depuis l'été.

L'incident de dimanche a été causé par un dysfonctionnement informatique sur un poste d'aiguillage, détecté à l'issue de travaux réalisés sur ce poste durant le week-end.

Le trafic a été interrompu pour ces travaux entre samedi 20H00 et dimanche 12h. Mais la panne a empêché la reprise de la circulation de tous les trains prévus ensuite, laissant des milliers de personnes sans transport.

Fin juillet déjà, en plein chassé-croisé estival, une panne de signalisation dans l'alimentation électrique d'un poste d'aiguillage à Vanves (Hauts-de-Seine), en région parisienne, avait provoqué trois jours de pagaille à la gare Montparnasse, pénalisant 55.000 clients voyageurs. Guillaume Pepy avait alors exprimé ses "plus sincères regrets".

J.M. avec AFP