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Nissan dit n'avoir aucune intention d'émettre de nouvelles actions

Des rumeurs rapportaient que le constructeur japonais souhaiterait notamment porter sa participation dans Renault à hauteur de 25%. Faux, répond Nissan.

Le conflit larvé entre le gouvernement, Renault et Nissan devrait se poursuivre. Des informations du journal Nikkei rapportaient que Nissan souhaitait porter sa participation dans Renault à 25% ou davantage, afin de contrer l'ingérence de l'État français dans l'alliance Renault-Nissan. 

Nissan pourrait également essayer de diluer les droits de vote de Renault à moins de 40% pour contenir l'influence de l'État français, précise le quotidien japonais.

Suite à cela, l'action du constructeur automobile japonais Nissan perdait plus de 3% mardi matin à la Bourse de Tokyo.

Mais le constructeur a démenti. Il affirme n'avoir aucune intention d'émettre de nouvelles actions.

Aucune déclaration à l'issue du conseil d'administration

Le constructeur automobile japonais a réuni lundi un conseil d'administration pour évoquer notamment l'équilibre des pouvoirs avec Renault au sein de l'alliance entre les deux groupes mais n'a rien dit sur ce qui a émergé du débat entre ses administrateurs.

Renault détient 43,4% du capital de Nissan et le groupe japonais possède en retour 15% de Renault, mais aucun droit de vote. La crise a éclaté au grand jour au printemps, la décision de l'État de monter au capital de Renault pour s'assurer les droits de vote doubles de la loi Florange ayant été vue comme rompant le délicat équilibre de l'alliance fondée en 1999.

Y.D. avec Reuters