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Louis Schweitzer : "Le problème de Renault n’est pas lié au coût du travail"

Louis Schweitzer considère que les constructeurs rencontrent un problème de surcapacités en France, pas de coût du travail.

Louis Schweitzer considère que les constructeurs rencontrent un problème de surcapacités en France, pas de coût du travail. - -

Le président de France Initiative, et président d’honneur de Renault, était dans Le Grand Journal, sur BFM Business, le lundi 11 mars. Il y a dit le bien qu’il pensait de l’accord social chez le constructeur.

La semaine dernière, un accord de compétitivité a enfin été trouvé entre la direction et les syndicats chez Renault. La marque au losange a notamment obtenu de pouvoir mutualiser les services administratifs d’augmenter le temps de travail tandis que les salaires seront gelés en 2013. En contrepartie, pas de fermeture d’usines et une augmentation de la production sur les lignes existantes. Un accord dont se félicite l’ancien patron du constructeur, Louis Schweitzer.

Invité sur BFM Business ce lundi, le président de France initiative nie que les usines françaises aient un problème de compétitivité. "Je me souviens d’une époque où l’on disait que les constructeurs japonais allaient manger les Français", ironise-t-il. Pour lui, nos coûts salariaux "ne sont pas supérieurs à ceux de l’Allemagne" et il n'y a pas de "problème de coût du travail" en France.

Nissan ne ferait pas construire en France s'il n'y trouvait pas d'intérêt

Il reconnaît que si les usines automobiles françaises produisent moins, c’est que "nos constructeurs automobiles ont une croissance de leurs ventes inférieure à celle de leurs concurrents". Mais le vrai problème de Renault, pour Louis Schweitzer, c’est que "l’appareil industriel tourne à demi-capacités".

Pour lui, "la France est une bonne base de production pour vendre des modèles à l’Europe centrale, compétitive". Il en veut pour preuve une des contreparties de l’accord social qui veut que l’assemblage de véhicules Nissan reviendrait aux usines françaises. Or, selon le président d’honneur, le partenaire japonais de Renault "ne ferait pas construire ses modèles en France si ce n’était pas dans son intérêt".

Il met en garde à ce sujet : "les syndicats de Renault ont accepté l’accord sur la compétitivité en l’échange de construction de modèles Nissan en France. Dans une entreprise, il est bon que la confiance règne de part et d’autre".

N.G. et BFM Business