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Les ventes de Volkswagen pénalisées par les États-Unis

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- - Odd Andersen - AFP

"Les ventes mondiales du groupe Volkswagen ont reculé de 1,2% en février, principalement à cause des États-Unis, où elles s'écroulent de 7,2%. "

Les ventes de voitures du groupe Volkswagen ont reculé de 1,2% en février, pénalisées par une baisse marquée des ventes de sa marque éponyme, à la peine dans les pays émergents et aux États-Unis, selon des chiffres publiés vendredi. Quelque 693.300 voitures du groupe fabriquant 12 marques (Audi, Skoda, Seat, Porsche, VW...) ont été vendues dans le monde en février, contre 701.500 en février 2015, détaille le constructeur.

Dans la matinée, le groupe avait déjà fait part d'un recul de 4,7% sur un an des ventes en février de voitures sous la marque Volkswagen, à 394.400 véhicules. Les ventes des autres marques ont elles augmenté, de 3,3% pour Audi ou de 0,2% pour Seat par exemple.

"Le groupe Volkswagen et ses marques ont démarré l'année stables. En particulier en Europe, la situation a évolué positivement en février. Dans quelques régions, la situation reste cependant encore tendue", notamment au Brésil, a commenté Fred Kappler, directeur des ventes. Sur les deux premiers mois de l'année, les ventes de l'ensemble du groupe ont grignoté 1,4%, celles de la marque Volkswagen ont limité leur repli à 0,5%.

La marque VW chute de 13% aux États-Unis

En février, si les ventes du groupe en Europe ont progressé de 5,7%, elles ont baissé de 17% en Russie et de 36% au Brésil, des pays en difficulté économique, mais aussi de 1,8% en Chine, où la fête du Jour de l'An a eu lieu durant ce mois.

Mais aux États-Unis aussi, Volkswagen a vendu bien moins de voitures (-7,2%). La baisse est même de 13,2% juste pour la marque à son nom. C'est sur ce marché qu'a éclaté l'an dernier le scandale des moteurs truqués, conduisant le groupe à stopper la vente de certains modèles et faisant beaucoup de tort à son image. Le groupe est toujours empêtré dans les multiples répercussions tant judiciaires que financières de ce scandale, qui l'a vu truquer 11 millions de moteurs diesel dans le monde pour leur permettre de réduire leurs émissions polluantes lorsque les voitures étaient contrôlées.

D'après une enquête conjointe du quotidien Süddeutsche Zeitung et des radios NDR et WDR, les ingénieurs de Volkswagen auraient encore apporté des modifications à ce logiciel truqueur fin 2014 et début 2015 alors que le constructeur était déjà dans le radar des enquêteurs américains.

N.G. avec AFP