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Les transports franciliens bientôt financés par une taxe sur les nuits d'hôtels

La taxe de 2 euros devrait rapporter 140 millions d'euros par an affectés aux transports en Ile-de-France.

La taxe de 2 euros devrait rapporter 140 millions d'euros par an affectés aux transports en Ile-de-France. - -

L'Assemblée nationale a voté, ce jeudi, la création d'une taxe de séjour, spécifique à l'Ile-de-France, de 2 euros par nuitée. Elle sera mise en place dès le 1er septembre prochain.

Les touristes vont être mis à contribution pour payer le développement des métros et RER en Ile-de-France.

L'Assemblée nationale a voté, jeudi 26 juin, un amendement déposé deux jours plus tôt par le député PS Olivier Faure et 11 autres députés franciliens du groupe SRC de l'Assemblée nationale. Il institue la création d'une taxe de séjour spécifique de 2 euros par nuitée destinée à financer les transports en commun dans le cadre du Grand Paris. Les terrains de camping et de caravanage en seront exonérés.

"Il y a une logique à ce que le tourisme finance les transports en Ile-de-France où de nombreux sites prestigieux sont desservis. Le RER A avait été prolongé pour Eurodisney, les touristes vont en train à Versailles, Fontainebleau, Barbizon", a fait valoir le député de Seine-et-Marne.

Des taxes 4 à 5 fois supérieures en Europe

Cette taxe de séjour, spécifique à l'Ile-de-France, sera mise en place dès le 1er septembre. En année pleine, elle devrait rapporter 140 millions d'euros. Soit quasiment le montant de ressources nouvelles (150 millions d'euros) que le gouvernement s'était engagé à trouver en signant en juillet 2013 un protocole de financement des transports en Ile-de-France.

A Paris, la taxe de séjour s'élève à 1,50 euro par nuitée pour les hôtels 4 et 5 étoiles, 1,30 euro pour les 3 étoiles, 78 centimes pour les 2 étoiles et 42 centimes pour les 1 étoile.

Dans les grandes villes européennes comme Bruxelles, Berlin, Genève, Rome ou Barcelone, le niveau des taxes analogues "est en moyenne quatre à cinq fois supérieur", selon les données citées par le directeur des finances de la Mairie de Paris, auditionné en avril par la mission parlementaire sur la fiscalité des hébergements touristiques.

C.C. avec AFP