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Les Français ont (déjà) acheté plus de voitures neuves qu’en 2016

Les Français ont (déjà) acheté plus de voitures qu’en 2016

Les Français ont (déjà) acheté plus de voitures qu’en 2016 - AFP

Le marché automobile français a retrouvé sa bonne santé. Au 20 décembre, les automobilistes avaient déjà acheté 2.023.039 voitures neuves, davantage donc que sur l'ensemble de l'année 2016.

La crise semble définitivement oubliée. Après avoir dépassé l’an dernier la barre symbolique des deux millions de voitures particulières neuves vendues (VPN), le marché automobile français enregistrera de nouveau une belle performance en 2017.

En effet, selon notre partenaire spécialiste de la donnée AAA Data, les Français ont déjà acheté cette année plus de voitures neuves qu’en 2016. Ainsi, entre le 1er janvier et le 20 décembre, 2.023.039 voitures particulières neuves ont été immatriculées, alors que sur l’ensemble de l’année 2016, les Français n’en avaient acheté que 2.015.177, soit 7862 de moins, alors que 2017 compte deux jours ouvrés de moins que 2016 (251 jours contre 253).

Une croissance liée au durcissement du malus en 2018?

Et il reste encore six jours ouvrés d’ici la fin de l’année. De quoi immatriculer quelques milliers de voitures supplémentaires. Depuis début janvier, AAA Data note que 8.257 voitures neuves sont en moyenne immatriculées chaque jour, de quoi ajouter un peu moins de 50.000 voitures d'ici le 31 décembre, si le rythme des immatriculations reste aussi soutenu. Cela pourrait même être davantage encore, les constructeurs recourant en cette fin d'année à la mise en avant d'offres très attractives.

Le marché français a donc retrouvé sa bonne santé, la barre des deux millions de voitures neuves (hors utilitaires) vendues correspondant à son seuil normal. Or, pendant quatre ans entre 2012 et 2015, le marché n’avait pas dépassé la barre des deux millions. Cette augmentation peut s’expliquer par la sortie de nouveaux modèles réussis, notamment chez les marques françaises, comme les SUV Peugeot 3008 ou 5008. Au-delà des effets de la reprise économique, il y a peut-être des achats anticipés pour éviter le durcissement du malus en 2018.

Pauline Ducamp