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Le Pen : « L'Europe est en train de ruiner la France ! »

Le leader du Front National était l'invité de Bourdin & Co mercredi 27 mai

Le leader du Front National était l'invité de Bourdin & Co mercredi 27 mai - -

A quelques jours des élections, le plus anti-européen des candidats présente son programme. Interview de Jean-Marie Le Pen, tête de liste du FN dans le Sud-est.

Les sondages prédisent un taux de participation très faible (autour de 35%) pour l'élection Européenne du 7 juin prochain. Une abstention record que le député européen Jean-Marie Le Pen, Président du Front National et tête de liste de ce parti dans le Sud-est, attribue au pouvoir en place : « La présidence du gouvernement monopolise les antennes ; ce qui fait penser aux gens qu'après tout, ce qui se passe autour n'a pas beaucoup d'intérêt et que c'est là que ça se passe. C'est une faute contre la démocratie. En effet, on ne fait pas assez parler les leaders politiques et on ne fait pas assez de débats. Tout ça fait partie d'une volonté d'endormir un peu la vie publique. »

« L'euro-mondialisme, responsable de la crise »

Interrogé sur les enjeux de cette campagne européenne, et notamment sur le fait qu'elle soit pour ou contre Nicolas Sarkozy, le leader de l'extrême droite répond : « En partie, bien sûr, puisqu'il est le Président de la France. Mais nous, nous faisons campagne contre l'euro-mondialisme, que nous rendons responsable de la crise et du fait de laisser la responsabilité des actions gouvernementales à ceux qui les ont dirigées. N'oublions pas que monsieur Sarkozy est au pouvoir depuis 7 ans, et non pas depuis 2 ans, car il a été pendant 5 ans vice-Premier ministre, aussi bien à l'Intérieur qu'aux Finances, des responsabilités de premier plan. Et avec ce mondialisme, l'Europe est en train de ruiner la France ! »

« J'accuse Sarkozy de mentir sur la Turquie »

Rappelant son opposition ferme à l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne, Jean-Marie Le Pen explique : « Personnellement, j'aime bien ce pays, mais pas comme partenaire européen. La Turquie n'est européenne ni par la géographie, ni par l'Histoire, ni par les mœurs, ni par les coutumes. La prendre, c'est bien sûr obéir aux volontés du gouvernement américain. Et c'est ce que va faire monsieur Sarkozy, quoi qu'il dise. Je l'accuse de mentir, car dans le même temps où il nous dit qu'il est contre la Turquie, il fait sauter le seul barrage qui était efficace, à savoir le référendum. Et depuis, il a mis en route et il continue de subventionner des commissions qui préparent l'entrée de la Turquie. Donc, un beau jour, il nous dira : ça n'est pas de ma faute, moi j'étais contre mais la majorité des Etats de l'UE ont voté pour ; je ne peux pas faire autrement. »

La rédaction-Bourdin & Co