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Le patron d'Air Caraïbes à Air France: "Aide-toi et le ciel t'aidera"

Marc Rochet était l'invité de BFM Business.

Marc Rochet était l'invité de BFM Business. - BFM Business

Marc Rochet était l'invité de BFM Business ce 6 octobre. Il est revenu sur les tensions chez Air France qui comme toutes les compagnies, doit se restructurer, se moderniser et s'améliorer.

Marc Rochet tente de remotiver Air France. Le patron d'Air Caraïbes a estimé, mardi 6 octobre, que la compagnie aérienne nationale Air France, en pleine tension sociale, avait les moyens de rebondir en ayant le courage de sortir de l'immobilisme. "Il y a des moyens de sortir de cette crise et il faut en sortir", a déclaré Marc Rochet, reprenant le proverbe "aide-toi et le ciel t'aidera" à l'adresse de son concurrent.

"Il faut qu'Air France, comme toutes les compagnies européennes, se restructure, se modernise, s'améliore", a-t-il ajouté, se disant "convaincu que 90% des salariés ont envie de le faire" et qu'"il n'y a pas de raison d'échouer". Le patron, qui qualifie l'agression des dirigeants d'Air France de la veille d'"intolérable", "irresponsable" et "inexcusable pour l'image que ça donne de notre pays", incite à "faire cet effort, être courageux, avoir de la volonté de toutes les parties".

"Il faut être bon sur le service commercial"

Il s'agit, selon lui, d'un "enjeu national" dans un pays "béni des dieux en matière de transports" et de réduire les "écarts significatifs avec d'autres compagnies européennes et du Golfe". "Cela ne veut pas dire qu'il faut faire table rase, mais il faut sortir des dizaines voire des centaines d'accords collectifs qui emprisonnent dans l'immobilisme", a-t-il souligné. Selon lui, "il faut être bon sur le service commercial et efficace sur les coûts", alors qu'"Air France a pris du retard sur cette évolution".

Il préconise aussi de "développer" la filiale à bas coûts Transavia. Interrogé sur une éventuelle intervention gouvernementale, M. Rochet a expliqué que "l'Etat n'est pas stratège en matière de services, de coûts et de dessertes". Il assure que "si Air France réussit, c'est le transport aérien français qui réussira".

D.L avec AFP