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Le français Wijet devient le leader mondial du "taxi jet" 

Corentin Denoeud, le fondateur de Wijet, était l'invité de Good Morning Business ce mardi.

Corentin Denoeud, le fondateur de Wijet, était l'invité de Good Morning Business ce mardi. - BFM Business

Après avoir finalisé le rachat de son principal concurrent européen, l'anglais Blink, Corentin Denoeud, le fondateur de Wijet, a expliqué, sur BFM Business, ce qu'allait changer cette acquisition.

Wijet devient leader mondial de l'aviation d'affaires. La compagnie française vient de racheter son principal concurrent européen, l'anglais Blink, et devient ainsi la plus grande compagnie de taxi jet au monde, valorisée 45 millions d'euros. Sa flotte dépasse désormais celle de tous ses concurrents, avec 15 "very light jet", a expliqué ce mardi 27 septembre le fondateur de Wijet, Corentin Denoeud, sur BFM Business.

Pour le créateur du concept de voyage en jet "abordable", ce mode de transport répond à un réel besoin: "C'est l'utilisation du jet comme un taxi, un moyen de déplacement super rapide en Europe pour des vols d'une heure, une heure trente" grâce auquel "des businessmen, peuvent faire trois à quatre rendez-vous en Europe dans la même journée".

Les clients de Wijet ont le choix entre deux options. La première consiste à "réserver un vol quand vous voulez où vous voulez" à un prix "attractif". S'inspirant du modèle des compagnies aériennes low cost, Wijet réalise d'importantes économies d'échelle en constituant sa flotte d'"un seul type d'avions": des bi-réacteurs de la marque Cessna, souligne Corentin Denoeud.

Le Blablacar du jet privé

Autre formule, encore plus abordable: le "cojetage". Chaque jet dispose de quatre places. Comme le fait Blablacar, Wijet propose donc à ses clients de partager leur vol afin de voler à pleine charge. Ils peuvent réserver leur place sur une plateforme en ligne, qui s'appelle justement "cojetage", et qui intégrera sous peu le système similaire de Blink, "OpenJet". "Celui qui réserve a le choix entre la formule très peu chère, mais moins flexible, ou totalement flexible, plus chère", insiste le fondateur.

La jeune compagnie mise ainsi sur l'optimisation de ses avions et de ses équipages pour gagner en compétitivité. "Actuellement, 45% des vols privés sont des vols à vide. Nous, on est à moins de 23% et on vise 18% avec Blink", prévoit Corentin Denoeud.

Aujourd'hui leader mondial, Wijet avait pourtant "des concurrents qui se sont lancés avant nous, notamment aux États-Unis". Mais le fait d'être un groupe européen a aidé la société française à prendre la tête de la course, puisque "le modèle est particulièrement adapté au marché européen" et à son "maillage serré d'aéroports: 1.200 aéroports en Europe et Afrique du Nord", reconnaît Corentin Denoeud.

N.G.