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La rupture d'un contrat avec Airbus glace les relations franco-polonaises

La rupture du contrat portant sur 50 hélicoptères Caracal a entraîné une vive réaction de la France.

La rupture du contrat portant sur 50 hélicoptères Caracal a entraîné une vive réaction de la France. - T.Pauduleux - AFP

Après la rupture des négociations entre la Pologne et Airbus sur l'achat d'hélicoptères Caracal, François Hollande a reporté une visite de travail à Varsovie, a annoncé l'Élysée ce vendredi.

La France a décidé de "reporter la tenue de consultations franco-polonaises envisagées le 13 octobre à Varsovie" auxquelles le président François Hollande devait participer. En cause: la rupture des négociations sur un contrat d'achat par la Pologne d'hélicoptères Caracal d'Airbus Helicopters.

François Hollande a "demandé au ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault de se rendre rapidement à Varsovie", a également indiqué la présidence française, vendredi 7 octobre. Le contrat avec Airbus portait sur 50 appareils, pour un montant évalué à 3,14 milliards d'euros.

Une visite du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, programmée lundi prochain à Varsovie, a du coup été annulée, a-t-on indiqué de source proche du dossier.

Le nouveau gouvernement fait machine arrière

Le gouvernement polonais avait annoncé mardi soir la rupture des négociations sur ce contrat. Neuf jours donc avant les consultations intergouvernementales bilatérales programmées pour le 13 octobre, auxquelles François Hollande et plusieurs ministres français devaient participer.

"Les divergences dans les positions de négociations des deux parties ont rendu impossible un compromis, ainsi la poursuite des négociations devient sans objet", avait un indiqué le ministère du Développement polonais dans un communiqué. Cette rupture est notamment due à un désaccord sur des investissements compensatoires (offset) conditionnant la réalisation du contrat d'achat.

Le gouvernement conservateur, en place à Varsovie depuis novembre dernier, a dès le début contesté le choix du cabinet libéral précédent d'acheter 50 appareils Caracal, au nom de la défense des usines polonaises de ses concurrents, l'américain Lockheed-Martin et l'italo-britannique Agusta-Westland, basées respectivement à Mielec et Swidnik.

Y.D. avec AFP