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La meilleure compagnie low cost d'Europe est une filiale d'Air France

Transavia présente un confort supérieur à la moyenne en cabine.

Transavia présente un confort supérieur à la moyenne en cabine. - Transavia France

Le site Flight-Report.com a dressé le top 10 européen des compagnies à bas coûts en reprenant les notations de ses membres qui racontent leurs expériences aériennes en les agrémentant de photos. Transavia remporte la palme, suivie de près par Norwegian.

Air France et KLM peuvent bomber le torse. Leur low cost commune, Transavia, qui a débarqué en 2007 dans l'Hexagone, ravit les voyageurs. C'est ce que montre le classement des meilleures compagnies low cost européennes établis par le site Flight-Report.com, publié mardi 23 février et établi à partir des avis, des photos et des notes de ses membres (plus de 6.300 à l'heure actuelle).

Quatre critères ont été pris en compte: le confort en cabine, l'accueil des hôtesses et steward, la qualité de la carte payante (les repas et boissons) ainsi que les divertissements à bord. Sur tous ces critères, Transavia fait fort. La compagnie se classe première sur les deux premiers avec d'excellentes notes (8 et 8,5/10) et deuxième sur les deux derniers.

"Ils font tout bien"

"En fait, cette filiale d'Air France fait tout assez bien. La compagnie a une excellente réputation, l'équipage est jeune et sympa et les destinations proposées relèvent essentiellement du loisir", indique Flavien Tete, co-fondateur et administrateur de Flight-Report.com.

À cela s'ajoutent les efforts entrepris pour améliorer la sensation d'espace au sein de la cabine. Flavien Tete souligne que Transavia s'est équipé de Boeing 737 neufs qui sont équipés de cabine "Sky Interior", intégrant de nouveaux habillages au niveau des cloisons, des hublots ainsi que de nouveaux coffres à bagages. 

Pour Hervé Kozar, le directeur général adjoint commercial de Transavia France, ce trophée vient valider les risques pris récemment. L'an dernier, la compagnie a augmenté son offre de 25% et son trafic passager de 28% (à 4,5 millions). "Quand on a beaucoup de croissance on a parfois peur de perdre son ADN. Nous sommes donc satisfaits de voir que les clients considèrent notre produit comme bon", se réjouit-il.

Une clientèle affaire qui se développe

De quoi conforter la stratégie de Transavia qui a ouvert en 2014 et 2015, des destinations comme Amsterdam, Munich ou Dublin. Pour 2016, Londres et Edimbourg sont prévues au programme. Des lignes qui diversifient la clientèle du groupe traditionnellement très "loisirs". "Aujourd'hui plus de 10% de nos clients voyagent pour affaires", fait ainsi valoir Hervé Kozar.

Cet essor a poussé la compagnie à investir pour développer de nouveaux services. Comme par exemple le tarif "Max" qui permet au client de gagner du temps au sol et d'éviter les longues files d'attentes, tout en transportant plus de bagages.

Hervé Kozar met également en avant la qualité de ses avions ("5 ans de moyenne d'âge") et se réjouit de voir sa compagnie décrocher l'excellente note de 8,5/10 sur la qualité de ses personnels navigants. "Nous avons mis l'accent sur la formation de nos hôtesses et stewards car nous estimons que ce côté 'sympa' représente l'ADN de notre compagnie. D'autant plus que l'aérien est un secteur où nos clients peuvent parfois faire part d'une certaine anxiété", vante le directeur général adjoint commercial de Transavia. Il semble donc que la mayonnaise ait pris.

Norwegian en embuscade

Toutefois Transavia aurait tort de se reposer sur ses lauriers car elle reste talonnée au classement par Norwegian, qui a récemment annoncé une offensive sans précédent sur le long-courrier avec des prix d'appel pour un Paris-New York à 179 euros. Avec une note de 7,42/10 elle pointe à seulement quelques longueurs de Transavia (7,47/10). 

Moins polyvalente que la low cost de Air France et KLM elle a toutefois un argument choc qui explique presque à lui seul sa deuxième place: le Wi-Fi gratuit à bord de ses avions. Un service que Norwegian pensait faire payer après une expérimentation concluante. "Mais elle s'est ensuite rendue compte qu'elle pouvait en faire un argument marketing", rappelle Flavien Tete.

>> Retrouvez l'intégralité du classement dans le diaporama ci-dessous