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La CGT veut exposer au gouvernement ses idées sur la SNCF

Philippe Martinez veut être reçu par le Premier ministre.

Philippe Martinez veut être reçu par le Premier ministre. - Bertrand Guay - AFP

Philippe Martinez voudrait être reçu par Édouard Philippe. La CGT a des propositions à soumettre au Premier ministre pour l'avenir de la SNCF.

La CGT souhaite être reçue par le Premier ministre Édouard Philippe pour lui faire part de ses "propositions" sur l'avenir de la SNCF. "Nous souhaitons que le Premier ministre nous reçoive pour que nous puissions lui exposer les propositions de la CGT pour un grand service public du ferroviaire (...) Ce qui n'a pas été fait", a déclaré sur Europe 1, a déclaré son secrétaire général Philippe Martinez. au lendemain du lancement par le gouvernement de la concertation sur l'avenir de la SNCF.

Quatre jours après la remise du rapport Spinetta, Édouard Philippe a reçu lundi à Matignon Guillaume Pepy, président du groupe, Frédéric Saint-Geours, président du conseil de surveillance, et Patrick Jeantet, PDG de SNCF Réseau. Les quatre syndicats représentatifs de la SNCF ont rencontré séparément la ministre des Transports Élisabeth Borne.

"Équilibrer le tout TGV"

La CGT souhaite qu'on "donne les moyens aux cheminots d'accomplir leur mission, ce qui permet aux citoyens plus de mobilité dans un transport qui est écologique", assure Philippe Martinez. La question est de savoir, selon lui, "comment on fait pour moderniser les lignes, les électrifier".

Philippe Martinez entend aussi interpeler l'opinion publique: "C'est bien de relier les grandes métropoles mais dans les zones rurales, comment on fait pour aller à l'école, pour aller au boulot?" demande-t-il. Et il ajoute: "Le territoire doit être homogène et les citoyens doivent être égaux dans leur accès à la mobilité".

Accusant l'État de ne pas avoir" joué son rôle pendant des années", il a plaidé pour "un plan de financement pour moderniser" le réseau ferré français. En Allemagne, l'État "a remboursé à la compagnie allemande je crois 37 milliards d'euros pour entretenir les voies il y a une dizaine d'années", a-t-il affirmé.

D. L. avec AFP