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La catastrophe General Motors peut-elle s'étendre à tous les véhicules low-cost?

En réutilisant des modèles de pièces d'anciens véhicules, Renault garantit que ses Dacia n'auront pas les mêmes problèmes que General Motors.

En réutilisant des modèles de pièces d'anciens véhicules, Renault garantit que ses Dacia n'auront pas les mêmes problèmes que General Motors. - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

A cause d'accidents, le constructeur américain a dû rappeler 6,5 millions de véhicules de sa gamme low cost. Mais ces déboires remettent-ils en cause la fiabilité de tous les véhicules à bas coûts ? Pas pour Renault qui a opté pour un autre mode de développement.

Après la campagne de rappel massif de General Motors, qui concerne près de 6.5 millions de véhicules, les autorités américaines se sont emparées du dossier. La nouvelle patronne de GM, Mary Barra, a été auditionnée lundi 1er avril, par le Congrès américain. Les véhicules concernés appartiennent à l'offre low-cost de General Motors.

Mais il est impossible de généraliser les déboires de la gamme à bas coûts de GM avec les véhicules low-cost d'aujourd'hui. Pour faire pas cher, il faudrait économiser sur tout? Renault a prouvé qu'il était possible de faire autrement, et surtout ne pas négliger la sécurité, en développant sa Logan Dacia.

Peu d'électronique sur les modèles Dacia

Le constructeur n'a pas développé de pièces spécifiques, mais a utilisé des modules déjà utilisés, et largement amortis sur la gamme Renault. Par exemple, les portes arrières de la Logan Break sont celles qui avaient été développées pour l'utilitaire Renault Express.

Même chose pour les moteurs, ou encore pour différentes pièces de carrosserie, comme les portières, identiques sur plusieurs modèles de la gamme Dacia. Sans oublier que l'électronique est quasi-inexistante sur la Logan et ses dérivés.

A l'arrivée, toutes ces décisions permettent de commercialiser une gamme à la fois compétitive et sûre. Comme les pièces utilisées ont déjà eu une longue carrière, les éventuels défauts ont déjà été corrigés. De quoi limiter au maximum les éventuelles campagnes de rappel.

Mathieu Sévin