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Jour J pour l'accord de compétitivité chez Renault

Les sites français de Renault devraient avoir le même niveau de compétitivité que les usines espagnoles et britanniques, une fois cet accord entré en vigueur

Les sites français de Renault devraient avoir le même niveau de compétitivité que les usines espagnoles et britanniques, une fois cet accord entré en vigueur - -

Les syndicats et la direction du groupe vont approuver en comité central d’entreprise, ce mardi 12 mars, l’accord de compétitivité portant sur les usines françaises du groupe. La direction a dû faire plusieurs concessions pour convaincre les salariés.

Renault aborde, ce mardi 12 mars, un comité central d’entreprise (CCE) un peu particulier. Direction et syndicats se retrouvent pour finaliser l'accord de compétitivité. Ce texte sera, ensuite, signé dans les jours qui viennent, la CFE-CGC, FO et la CFDT ayant indiqué qu'ils donneraient leur feu vert. A eux trois, ils représentent plus de 64 % des salariés du constructeur.

Si ce texte va finalement être adopté, les débats ont souvent été houleux. Plusieurs concessions de la direction ont permis de dénouer le dossier.

Les trois grandes concessions du constructeur:

> Le point clé qui a permis de tout débloquer c'est la concession de Renault sur la mobilité entre les usines. La direction voulait la rendre obligatoire pour les salariés. Finalement elle se fera sur la base du volontariat et sera limitée dans le temps.

> Autre geste de la direction, les salaires seront bien gelés cette année. Mais les syndicats ont réussi à ce que la direction ne grave pas dans le marbre les augmentations très faibles pour 2014 et 2015.Le sujet sera abordé lors des traditionnelles NAO (négociations annuelles obligatoires).

> Enfin pour séduire les syndicats, Carlos Ghosn, PDG de Renault, a accepté de renoncer provisoirement à 30 % de la part variable de sa rémunération.

Avec cet accord, Renault va diminuer de 300 euros les coûts de fabrication de chaque voiture produite en France. Les sites français de Renault se situeront au niveau des usines espagnoles et britanniques de l'alliance Renault-Nissan. Ces sites sont cités en exemple depuis le début des négociations.

Mathieu Sevin