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Grève des salariés de Vélib': le service très fortement perturbé

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- - Guillaume Souvant / AFP

Un mouvement social des salariés de Smovengo engendre des perturbations du service Vélib'. Certaines stations alimentées par des batteries sont indisponibles.

Le parcours du combattant continue pour les utilisateurs du Vélib'. A cause des retards d'installation et des dysfonctionnements en série il était déjà difficile d'emprunter un vélo, c'est désormais encore plus compliqué depuis le début d'un mouvement social des salariés de Smovengo. Dans un communiqué, le nouvel opérateur du Vélib' indique que "la grève perturbe actuellement très fortement le service Vélib'", précisant avoir "mis en place un dispositif d'information pour prévenir les usagers". Selon l'entreprise, "une cinquantaine de collaborateurs du service sont en grève".

Les salariés qui ont cessé le travail sont chargés de la maintenance des vélos et des stations. En leur absence, les batteries des stations non raccordées au réseau électrique ne sont pas changées, rendant les bornes hors service. Sur son compte Twitter, Vélib' précise en effet que "la disponibilité des vélos et la continuité du service en stations sur batteries sont impactées". Une annonce raillée par les usagers, déjà mis à rude épreuve par les nombreux couacs du Vélib'. 

Des pertes de salaire "jusqu'à 700 euros mensuels"

Depuis mardi, ces salariés ont décidé de cessé le travail pour dénoncer leurs conditions de travail et réclamer des revalorisations salariales. Parmi eux, d'anciens salariés de Cyclocity, filiale de l'ancien opérateur JCDecaux, repris par Smovengo. Ils déplorent des pertes de salaires "jusqu'à 700 euros mensuels" à cause d'une diminution des majorations du travail de nuit. A l'issue d'une réunion mercredi avec la direction de Smovengo, les salariés ont décidé de poursuivre leur mouvement.

L'entreprise explique ce jeudi avoir "écouté les revendications des salariés, dont la principale consiste à vouloir recouvrer les conditions de rémunérations dont ils bénéficiaient chez l'ancien exploitant". Smovengo dit regretter "que certains salariés reviennent aujourd'hui sur des conditions salariales acceptées il y a tout juste trois mois". L'opérateur reconnaît toutefois des "conditions de travail sont difficiles dans cette phase de transition". 

Carole Blanchard