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GM&S: Le Maire appelle à lever "immédiatement" le blocage du site de PSA

Les salariés de GM&S bloquent l'usine de PSA depuis ce mercredi

Les salariés de GM&S bloquent l'usine de PSA depuis ce mercredi - Thierry Zoccolan / AFP

À l'Assemblée nationale, le ministre de l'Économie a affirmé qu'il "n'y [aurait] aucune solution dans la menace ou dans le blocage des sites de production de Peugeot".

Bruno Le Maire monte au créneau. Le ministre de l'Économie a appelé mercredi les salariés de l'équipementier GM&S à lever "immédiatement et sans délai" leur blocage du site industriel du groupe automobile PSA à Sept-Fonds (Allier).

"Il n'y aura aucune solution dans la menace ou dans le blocage des sites de production de Peugeot", a affirmé le locataire de Bercy lors de la séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale. "Oui, tous les salariés ne seront pas gardés à La Souterraine, mais chaque salarié sera accompagné et chaque salarié fera l'objet d'une reconversion pour retrouver un emploi. Nous avons obtenu 22 millions d'euros de commandes supplémentaires de la part de Renault et de Peugeot pour le site de La Souterraine, ce n'est pas rien", a-t-il ajouté.

Et de poursuivre: "Je souhaite maintenant que nous allions au bout de ce processus sur la base de l'offre de reprise déposée par GMD. Cela suppose que les salariés qui aujourd'hui bloquent les sites de production de Peugeot lèvent immédiatement et sans délai les blocages", a énoncé le ministre.

PSA recourt à un hélicoptère

De son côté, PSA, qui a menacé de revoir son soutien en raison du blocage, a annoncé qu'il allait recourir à un hélicoptère pour faire sortir sa production de Sept-Fons.

"Du fait de l'absence d'action de déblocage résultant de l'inaction des pouvoirs publics, nous sommes dans l'obligation d'engager des moyens exceptionnels et coûteux pour alimenter nos sites de production en France", a déclaré un porte-parole de l'entreprise à l'AFP.

GM&S placée en liquidation judiciaire le 30 juin dernier

PSA, dont les commandes représentent la moitié du chiffre d'affaires de l'équipementier, s'était engagé à accompagner la reprise de GM&S par la société GMD, via des commandes annuelles passant de 10 à 12 millions d'euros pendant trois ans et 4 millions d'investissements pour la fabrication de pièces, soit 40 millions au total.

Après des mois de tensions, GM&S Industry, basé à La Souterraine (Creuse), a été placé le 30 juin en liquidation judiciaire, avec seulement trois semaines pour améliorer la seule offre de reprise déposée à ce jour: 120 emplois sur 277.

P.L avec AFP