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Fusion de Renault-Nissan-Mitsubishi: Carlos Ghosn ne dit pas non

Carlos Ghosn était l'invité de BFM Business.

Carlos Ghosn était l'invité de BFM Business. - BFM Business

VIDEO - invité de BFM Business, Carlos Ghosn a annoncé qu'il n'excluait pas le scénario d'une fusion des entreprises de l'Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi.

Et si l'on passait de l'alliance à la fusion? Jeudi, l'Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi a annoncé un resserrement des liens entre ses membres avec la nomination de chefs de projets qui superviseront l'ensemble des entités dans des "domaines clés", comme l'ingénierie, les achats, le contrôle de la qualité ou le service après-vente. Et, commentant cette annonce, Carlos Ghosn a souligné que cette "convergence" se ferait dans le respect de "l'autonomie et les stratégies distinctes du groupe Renault, de Nissan Motor et Mitsubishi Motors".

Ce vendredi, au micro de BFM Business, interrogé sur la possibilité d'une fusion des entreprises de l'Alliance, Carlos Ghosn ne rejette pas ce scénario. "Pourquoi pas", répond-il, tout en précisant qu'une telle fusion n'était pas "un objectif en tant que tel mais quelque chose qui devrait arriver dans un cheminement naturel".

"C'est déroutant"

Par ailleurs, le PDG de l'Alliance est revenu sur la prise de participation du chinois Geely dans Daimler. Le groupe industriel détenu par le milliardaire chinois Li Shufu, est arrivé par surprise vendredi dernier au capital du géant allemand de l'automobile, devenant son premier actionnaire. "Une stratégie un peu étonnante. C'est déroutant", relève Carlos Ghosn.

Au sujet de la chute du diesel, Carlos Ghosn, relève qu'il y a une véritable campagne politique contre le diesel qui explique son déclin dans les ventes. Mais il n'est pas inquiet pour autant: "Nous avons lancé la voiture électrique en 2008", rappelle-t-il. "Nous sommes leader en matière de production et de vente de voitures électriques. Je suis très serein. Nous avons une longueur d'avance".

D. L.