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Enquête pour corruption chez Airbus: Enders ne "s'accrochera pas"

Tom Enders espère tirer les conséquences qui s'imposent.

Tom Enders espère tirer les conséquences qui s'imposent. - Niklas Hallen- AFP

Le patron d'Airbus a affirmé, dans un entretien au Handelsblatt, privilégier ce qui est le mieux pour le groupe et vouloir protéger sa réputation et son intégrité.

Airbus est dans la tourmente. Dans un entretien accordé au quotidien allemand des affaires Handelsblatt, son patron, Tom Enders explique comment il compte traverser cette crise. "Pour moi deux choses comptent. D'abord qu'est-ce-qui est mieux pour l'entreprise, et ensuite comment protéger ma réputation et mon intégrité ?", a-t-il dit.

"Je ne m'accroche pas à mon job. Vous pouvez compter sur une chose: si je ne fais plus partie de la solution, alors j'espère m'en rendre compte et tirer les conséquences qui s'imposent. Mais on n'en est pas là", a-t-il ajouté.

"un risque d'importantes pénalités pour l'entreprise"

Airbus est sous le coup d'investigations du Parquet national financier (PNF) en France et du Serious fraud office (SFO) en Grande-Bretagne pour des irrégularités sur des transactions, faits qu'il avait lui-même dénoncés en 2016.

Il est aussi visé par deux autres enquêtes en Autriche et en Allemagne autour de la vente d'avions de combat de type Eurofighter à Vienne. Selon le parquet général de Munich, la justice allemande dispose "de peu de preuves de corruption".

En Autriche, Tom Enders figure parmi les personnes visées par l'enquête sur la vente des 18 avions de combat Eurofighter en 2003. A l'époque, il dirigeait la branche défense du groupe Airbus. Tom Enders a affirmé vendredi qu'il y avait "un risque d'importantes pénalités pour l'entreprise" dans une lettre adressée à tous les salariés du groupe.

La rédaction avec AFP