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Discussions suspendues une nouvelle fois entre plateformes VTC et chauffeurs

Les chauffeurs se sont mobilisés plusieurs jours.

Les chauffeurs se sont mobilisés plusieurs jours. - Martin Bureau - AFP

Après plusieurs jours de mobilisation, des négociations ont lieu, ce lundi, entre plateformes VTC et chauffeurs au secrétariat d'État aux Transports. Des discussions suspendues, qui ont repris ce soir, pour s'interrompre de nouveau.

Les discussions entre plateformes VTC et chauffeurs ont débuté ce lundi matin au secrétariat d'État aux Transports. Mais elles ont été suspendues peu avant 13h30, et ont repris à 19h. Elles se sont une nouvelle fois interrompues, elles reprendront mardi à 14h.

Cette réunion cruciale, qui faisait suite à plusieurs jours de mobilisation, rassemblait les syndicats Capa-VTC, Unsa-VTC, Actif-VTC et la Cfdt, et l'association de chauffeurs de VTC indépendants AMT (Alternative mobilité transport). En face, était présente la plateforme Uber, principalement visée par les syndicats.

"La réunion a été suspendue, on n'a pas grand-chose (qui a) avancé, ils attendent 19h00 l'autorisation de San Francisco (où se trouve le siège d'Uber, NDLR) pour une éventuelle augmentation des tarifs", a expliqué à sa sortie Helmi Mamlouk, président de Capa-VTC. S'il n'y a pas de hausse des tarifs, "je vous promets une grève très dure sur toute l'Ile-de-France", a-t-il ajouté.

Un mouvement qui pourra être relancé

Selon Sayah Baaroun d'Unsa-VTC, les conducteurs ont "demandé dans l'immédiat un retour au tarif de 8 euros l'heure et à une commission de 20%, au lieu de 6 euros et 25% actuellement, de façon à apaiser les choses dans l'immédiat". Après vingt-quatre heures de blocages et d'opérations coup de poing, les représentants de VTC ont prévenu qu'ils pourraient relancer leur mouvement s'ils n'obtenaient pas satisfaction lors de cette rencontre, qui faisait suite à une première réunion organisée vendredi.

Dans un communiqué, la plateforme Uber a affirmé qu'elle "discute déjà avec des chauffeurs à titre individuel et, depuis plus d'un an avec des associations de chauffeurs", et revendique le fait d'être "la première application à parler avec un syndicat (la CFDT), depuis plusieurs semaines". "Des décisions concrètes ont été prises depuis le 8 décembre avec une hausse des prix de 13%, en parallèle de la hausse de la commission de 5 points (de 20% à 25%)", ajoute Uber, en évoquant d'autres discussions en cours sur "le travail indépendant, l'amélioration de la protection sociale et de la rentabilité des chauffeurs VTC indépendants". D'autres plateformes - Allocab, Chauffeur-privé, Marcel et Snapcar - réunies au sein de la Fédération française du transport de personnes sur réservation (FFTPR) n'ont pas souhaité participer, estimant que les discussions en cours "opposent Uber et les chauffeurs".

D. L. avec AFP