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Début de la grève des contrôleurs aériens ce lundi

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- - Jean-Pierre Clatot- AFP

La direction générale de l'aviation civile a recommandé aux compagnies aériennes d'annuler, à partir de lundi, entre 25 et 33% de leurs vols à Paris dans plusieurs aéroports, notamment dans le Sud et l'Ouest. Une trentaine de vols a été annulée à Roissy.

Mieux vaut éviter de prendre l'avion cette semaine. Un mouvement de grève des contrôleurs aériens, lancé par l'Unsa et qui débute ce lundi, vient en effet perturber le trafic.

À Roissy, selon une première estimation établie en début de matinée, trente-six vols devaient être annulés sur l'ensemble de la journée, sur un total de "1.000 et quelques vols", a précisé une source aéroportuaire.

Il n'y a pas eu d'annulation à chaud et "aucun retard significatif" constaté, a-t-elle ajouté.

À Orly, "25%" des vols en provenance ou à destination du sud et de l'ouest du pays devaient être annulés, un quota conforme aux chiffres annoncés par la Direction générale l'Aviation civile (DGAC), a indiqué une autre source.

Pas de grosses perturbations chez Air France

La Direction générale l'Aviation civile avait recommandé vendredi aux compagnies aériennes de réduire de 25% à 33% leurs vols à Paris et dans plusieurs aéroports, notamment du Sud et de l'Ouest.

Selon le communiqué de la DGAC, "25% des vols qui traversent ou desservent le sud de la France seront impactés au cours de la semaine, 33% pour l'ouest".

Par conséquent, les vols "en provenance et à destination" de Roissy, Orly, Beauvais et "des aéroports du Sud et de l'Ouest" sont "notamment concernés", précise l'Aviation civile. 

Air France a indiqué à l'AFP qu'elle assurerait 100% de ses vols long-courrier, 99% sur le moyen-courrier et plus de 80% des liaisons intérieures. La compagnie n'exclut pas des retards. Pour sa part, EasyJet a annulé 38 vols prévus lundi.

L'organisation du temps de travail en question

Le secrétaire d'État aux Transports, Alain Vidalies, avait "condamné" vendredi dans un communiqué les "raisons largement incompréhensibles" de ce mouvement, qui "prend le risque de nourrir l'opprobre contre le service public en général et les contrôleurs aériens en particulier".

Le préavis de grève de l'Unsa, qui rassemble environ 20% des quelque 4.000 aiguilleurs du ciel au niveau national, court de lundi à vendredi pour les centres de Brest et Bordeaux, et un autre de mardi à jeudi pour celui d'Aix-en-Provence.

Le syndicat estime que ses propositions d'organisation du temps de travail ne sont pas prises en compte par l'Aviation civile, dont il dénonce le "dogmatisme". "On est désolés de devoir se battre pour l'application du protocole d'accord signé en 2016", a expliqué à l'AFP son porte-parole Laurent Bertin.

Ce protocole, signé en juin 2016 avec le SNCTA et l'Unsa, apportait des garanties pour stopper les baisses d'effectifs et prévoyait de renégocier le cadre social et indemnitaire pour gagner en performance et notamment permettre de mieux répondre aux pics d'activité l'été.

J.M. avec AFP