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DCNS prévoit de supprimer 1.000 postes en trois ans

DCNS prévoit 1.000 suppressions nettes de postes en trois ans

DCNS prévoit 1.000 suppressions nettes de postes en trois ans - Charly Triballeau - AFP

Le groupe spécialiste du naval de défense, compte ne pas remplacer 2.000 départs à la retraite sur la période 2015-2018, tout en embauchant 1.000 personnes sur la même période. Aucun licenciement sec n'est ainsi prévu.

DCNS choisit la méthode douce pour réduire ses effectifs. Des négociations sur un "accord global de performance" au sein du groupe, spécialiste du naval de défense, et visant notamment à la suppression de 1.000 postes sans licenciements, vont débuter ainsi cette semaine. C'est ce qu'ont indiqué des sources syndicales ce lundi 12 octobre.

Ces négociations devraient se dérouler en deux phases. Une première, jusqu'en décembre, porterait sur le volet emploi et sur les modalités pour s'adapter aux périodes de sous-charge, ont indiqué à l'AFP la CFDT et l'Unsa. Une seconde, de janvier à avril, traiterait de l'organisation du temps de travail et de la qualité de vie au travail.

"L'enjeu est de renforcer la rentabilité et la compétitivité" du groupe, qui a enregistré des pertes de 336 millions d'euros en 2014, face à un "environnement particulièrement concurrentiel", a indiqué à l'AFP la direction de DCNS (13.130 salariés fin 2014).

Un départ à la retraite sur deux non remplacés

Il s'agit, sur la période 2015-2018, de "ne pas remplacer le départ à la retraite d'un collaborateur sur deux", ce qui se traduira par environ 2.000 "départs naturels, sans licenciements secs", accompagnés d'un millier d'embauches, a précisé le constructeur naval qui vient de signer avec l'Egypte la vente des deux navires de guerre Mistral dont l'achat par la Russie avait été annulé par Paris en raison de la crise ukrainienne.

Par ailleurs, des transferts de personnels pour "rapprocher les équipes 'programmes' des sites de production" sont aussi prévus, selon la direction. 250 salariés de la région parisienne doivent dans ce cadre être mutés en province, a expliqué Angelo Martin, en soulignant qu'"en cas de refus", des licenciements étaient à craindre.

Direction et partenaires sociaux doivent se retrouver mercredi pour entamer les négociations sur le volet emploi. Pour la CFDT, premier syndicat de l'entreprise, il s'agit déjà de discuter de "la nécessité ou pas de supprimer des postes", d'obtenir des mesures d'accompagnement (formation, reconversion) et des incitations à la mobilité, a indiqué Angelo Martin.

"En aucun cas, on n'est d'accord avec le plan de performance. Le but, c'est de le faire évoluer", a souligné de son côté Michel Bienfait (Unsa), en le jugeant "trop axé sur la diminution de la masse salariale".

J.M. avec AFP