BFM Business

Dassault Aviation a "doublé son chiffre d'affaires grâce au Rafale", se félicite son patron

Le PDG du groupe Dassault Aviation Éric Trappier, invité sur BFM Business, s'est félicité des très bons résultats de son entreprise au premier semestre. Principalement grâce aux livraisons de son chasseur multi-rôles.

Une bonne rentrée pour Dassault Aviation. Mercredi soir, l'entreprise a confirmé ses objectifs pour l'année 2019 avec une nette hausse de son bénéfice net au premier semestre de l'année : +54% à 286 millions d'euros. Le chiffre d'affaires a lui largement bondi à 3,06 milliards d'euros contre 1,71 milliard au premier semestre 2018 (+79%).

Un bon début d'année que Dassault doit principalement aux ventes de son avion militaire Rafale. "On a pratiquement doublé le chiffre d'affaires semestriel grâce au Rafale", se félicite Éric Trappier, PDG du groupe Dassault Aviation, invité ce jeudi de Good Morning Business sur BFM Business. "On rentre dans le chiffre d'affaires toutes les commandes connues sur l'export du Rafale. L'Egypte qu'on a fini de livrer, le Qatar qu'on est en train de livrer et très rapidement l'Inde qu'on va commencer à livrer, à partir de ce mois-ci." Dans un contexte géopolitique tendu, Dassault livre ainsi "deux fois plus de Rafale aujourd'hui qu'on ne livrait il y a quelques années" souligne Éric Trappier.

De nouvelles commandes de la France?

Et cela pourrait continuer, Dassault espère ainsi des "contrats complémentaires" en Inde, qui connait un fort regain de tension avec le voisin pakistanais. "Les besoins indiens sont importants" poursuit le PDG. "On a débuté avec un contrat à 36 avions qu'on a commencé. Donc, déjà, on est concentré sur la livraison de ces avions pour l'armée de l'air indienne qui est très impatiente de les recevoir" mais "il est très facile de signer une commande complémentaire de 36 (exemplaires, NDLR). Si c'est une commande plus importante avec du travail à faire en Inde, on s'adaptera."

Sur le court terme, "il reste l'Inde à livrer, un peu de Qatar encore et nous avons la France qu'il ne faut pas oublier, même si nous sommes dans les années blanches de la loi de programmation militaire en terme de livraison de Rafale. Ça reprendra" assure Éric Trappier. "Il reste 28 Rafale à livrer à partir de 2022. Et puis on espère une cinquième tranche de Rafale d'une trentaine d'avions complémentaires, annoncée par la ministre qui viendra encore après. Et puis il y aura d'autres exports."

L'avenir s'annonce donc serein pour l'entreprise qui a aussi signé, lors du dernier salon aéronautique du Bourget, l'offre industrielle conjointe entre Dassault et Airbus Defense and Space avec la France, l'Allemagne et l'Espagne pour le projet d'avion de combat du futur, le Système de Combat Aérien Futur (Scaf). Il remplacera, à terme, le Rafale et l'Eurofighter.

Thomas LEROY