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Ces villes où la vitesse est limitée à 30km/h

Au lieu du traditionnel 50km/h, une dizaine de communes françaises ont décidé de limiter la vitesse à 30 km/h dans toutes les rues. Une mesure qui permettrait une baisse du nombre d'accidents et limiterait la pollution, mais qui divise habitants et automobilistes.

Depuis le début de l'année, une dizaine de communes en France ont limité la vitesse à 30 km/h. Une mesure qui vise à limiter la pollution et améliorer la sécurité, mais qui divise, comme a pu le constater BFMTV auprès des habitants de Fontenay-aux-Roses.

Depuis 10 ans, les adeptes de sensations fortes au volant évitent cette ville des Hauts-de-Seine, première ville à avoir mis en place la zone à 30 km/h dans toutes les rues. Mais du côté des habitants, l’initiative a été accueillie avec enthousiasme.

"C’est beaucoup plus sûr en fait", explique une passante. "Il y a souvent des trottoirs assez étroits dans les petites villes, du coup quand on a des jeunes enfants avec des poussettes, c’est mieux qu’il y ai un peu moins de danger avec la vitesse."

Une mesure pas toujours respectée

"Je pense que dans toutes les villes c’est nécessaire, d’avoir cette prudence vis-à-vis des piétons. C’est même indispensable”, salue encore un homme, au volant de son véhicule. 

L’objectif de cette mesure? Renforcer la sécurité de tous. Une bonne idée sur le papier, pourtant loin d’être respectée.

"Il y a des ralentisseurs, mais ils ne ralentissent pas. Ils vont à toute vitesse", témoigne un habitant.

Des accidents divisés par trois

"C’est un peu juste comme vitesse. On a un peu l’impression de se traîner", met de son côté en avant un automobiliste.

Malgré tout, pour cette ville pionnière, les chiffres sont là: selon le maire de Fontenay-aux-Roses, le nombre d’accidents de la route aurait été divisé par trois depuis 2005. 

Fini, donc, les panneaux de limitation de vitesse à 50 km/h et place à la règle du 30. Un chiffre auquel de plus en plus de communes devront s'habituer. A la Ville-du-Bois, dans l’Essonne, malgré les arguments avancés par les élus - réduction de la pollution, ville moins bruyante, etc. - ce nouveau dispositif mis en place depuis quatre mois ne convainc pas.

De nouvelles communes s'y mettent

"Si les gens ont décidé de rouler vite, ils rouleront vite. Des ralentisseurs, c’est peut-être plus utile que de mettre un simple panneau", juge un habitant.

Mais lever le pied a un coût: selon les opposants à la mesure, 1 km de route à 30 km/h nécessiterait 1 million d’euros d’investissement dans les nouveaux aménagements.

V.R. et Maïté Frémont et Olivier Saint Paul