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Carlos Tavares (PSA) annonce le lancement de 26 nouveaux modèles

Le patron de PSA a annoncé qu'au cours des 6 prochaines années, le groupe lancerait 26 nouveaux modèles sur le marché européen.

Le patron de PSA a annoncé qu'au cours des 6 prochaines années, le groupe lancerait 26 nouveaux modèles sur le marché européen. - BFMBusiness

Interrogé par BFM Business sur le Mondial de l’Auto, Carlos Tavares, le président du directoire de PSA, annonce une offensive sur tous les segments de marché dans les prochaines années avec un véhicule autonome en 2021. Quant au diesel, il estime que tout le secteur a été "sali".

Pour son second salon de l’auto parisien, Carlos Tavares arrive gonflé à bloc. En trois ans, il a redressé le groupe qui lors du premier semestre 2016 a réalisé une marge opérationnelle de 6,8%. "Nous venons de loin et aujourd’hui, cette marge est au 4e rang de l’industrie automobile mondiale", s’est réjoui le dirigeant.

Pour lui, c’est un exploit qui s’est réalisé dans un environnement mondial "chaotique" qui a épargné les marchés européens de PSA "malgré ce que l’on peut entendre sur le Brexit". Malgré cela, "ces dernières années ont été des années de bonheur avec des marchés en croissance et une forme de confiance des consommateurs européens qui nous a portés", a déclaré Carlos Tavares.

"12 millions de personnes ont été salies"

Et ce dynamisme va se poursuivre. "Nous lançons une très grande offensive produit et technologique puisqu’au cours des 6 prochaines années, nous allons lancer pas moins de 26 nouveaux modèles sur le marché européen", a-t-il révélé à BFM Business en précisant qu’un véhicule autonome serait lancé dès 2021.

Reste le scandale du diesel qui n’a épargné aucun constructeur, PSA comme les autres. Sur ce sujet, Carlos Tavares témoigne à la fois de l’émotion et de la colère. "Je suis extrêmement triste de savoir qu’en Europe nous avons 12 millions de personnes de l’industrie automobile qui ont été salies par les conclusions qui ont été tirées y compris par l’ensemble des médias […]." Et pour lui, Volkswagen, qu'il ne cite pas nommément, a une lourde responsabilité. "Cette affaire de notre concurrent allemand a jeté le discrédit sur l’ensemble de la profession et 12 millions de personnes en pâtissent encore".

Pascal Samama