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Bosch signe un nouveau contrat de compétitivité en France

Bosch est le précurseur des accords de compétitivité.

Bosch est le précurseur des accords de compétitivité. - -

Le groupe allemand a annoncé, mercredi 20 novembre, la signature d'un accord sur son site de Moulins-Yzeure. Il s'engage à augmenter sa production en échange de concessions salariales. L'entreprise est un précurseur dans le domaine.

Le champion des accords de compétitivité a encore frappé. Mercredi 20 novembre, Bosch, a annoncé la signature d'un nouveau texte concernant son site de Moulins-Yzeure, dans l'Allier.

L'équipementier automobile, premier employeur industriel allemand de l'Hexagone, s'est engagé à augmenter en moyenne de 4% sur les trois prochaines années la production de son site, spécialisé dans les systèmes d'antidérapage ABS et ESP, .

En échange, les 300 salariés ont accepté une plus grande flexibilité interne en fonction des cadences et un gel des salaires en 2014.

"Cet accord nous permettra de faire face aux difficultés économiques temporaires et de repartir de plus belle quand nos principaux clients auront relevé les défis auxquels ils font face actuellement", a déclaré Thomas Klabunde, directeur de l'usine, dans un communiqué.

Le maître des accords de compétitivité

Bosch est passé maître dans l'art de négocier des accords interne pour redresser la compétitivité interne, incarnant la tradition allemande de dialogue social.

En 2004, les salariés de l'usine de Vénissieux avaient accepté de renoncer aux 35 heures par semaine, sans aucune compensation financière pour garantir l'avenir du site. Plus récemment, en février, le groupe a négocié des accords pour son site de Rodez, qui emploie 1.700 salariés, réduisant les RTT et gelant les augmentations salariales.

Le groupe allemand avait alors fait valoir que son usine française coûtait 13% plus cher que ses unités allemandes. Ces négociations avaient débouché sur un investissement de 29 millions d'euros de la part de la maison-mère allemande.

A tel point qu’en mai dernier, François Hollande avait décidé de visiter cette usine de Rodez, pour montrer combien ce site représentait au mieux l'esprit de l'accord national sur l'emploi signé en janvier dernier par les partenaires sociaux et devenu loi en juin dernier.

Depuis, Renault et PSA, deux autres grands nom de l'industrie automobile, ont emboité le pas à l'entreprise allemande.

J.M avec Reuters