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Bombardier se sépare du patron de sa division avions d'affaires

Les déboires se poursuivent pour Bombardier.

Les déboires se poursuivent pour Bombardier. - Clement Sabourin - AFP

Le directeur général de la division avions d'affaires du groupe, Eric Martel, a été démis de ses fonctions. Il sera remplacé par David Coleal le 15 juin.

Les licenciements se poursuivent chez Bombardier. Frappée de plein fouet par la baisse des ventes et une chute des commandes, la division avions d'affaires de Bombardier (Learjet, Challenger, Global) a annoncé la semaine dernière le licenciement de 1.750 personnes dans le monde, dont un millier dans la région de Montréal. Ce mardi 19 mai, c'est le directeur général de la division avions d'affaires du groupe, Eric Martel, qui a été démis de ses fonctions.

Le tout nouveau PDG de Bombardier, Alain Bellemare a annoncé le remplacement d'Eric Martel par David Coleal, un ancien du groupe canadien, à compter du 15 juin, nouvel épisode dans les déboires du manufacturier.

Eric Martel qui a passé 13 ans dans différents postes de Bombardier, avait pris les rênes de la branche avions d'affaires tout début 2014. David Coleal, ancien directeur de Bombardier Learjet de 2008 à 2011, avait ensuite quitté le groupe canadien pour assurer la direction générale de Spirit Aerosystems, un producteurs d'aérostructures, selon un communiqué.

Améliorer la productivité

Le PDG de Bombardier a estimé que David Coleal est réputé pour améliorer la productivité, réduire les coûts de production et enrichir "le portefeuille de produits de l'entreprise". Chez Learjet, David Coleal avait "développé des relations solides avec les clients d'avions d'affaires", a souligné Alain Bellemare, qui a remplacé en février Pierre Beaudoin. Ce dernier avait été remercié en raison des problèmes depuis deux ans du programme de l'avion CSeries (CS100 et CS300), une famille d'avions monocouloir dont le marché mondial est dominé par Boeing et Airbus.

Au total, depuis décembre 2013, Bombardier Aéronautique a supprimé 6.500 postes ou 16% des effectifs des 38.250 employés à l'époque. Outre des livraisons en baisse l'an dernier, la branche avions d'affaires a accusé une chute de ses commandes sur les trois premiers mois de l'année avec seulement 19 appareils achetés, à comparer aux 27 unités du premier trimestre l'an dernier.

Bombardier a annoncé en début de mois l'ouverture du capital de sa branche ferroviaire par une mise en bourse avant la fin de l'année, afin d'obtenir de l'argent frais.

D. L. avec AFP