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Bolloré veut coter en bourse les batteries électriques des Autolib

C'est la Bluecar de Bolloré qui a été choisie pour le service Autolib à Paris

C'est la Bluecar de Bolloré qui a été choisie pour le service Autolib à Paris - -

Autolib, Microbus… Vincent Bolloré parie sur l’avenir du véhicule électrique. Ainsi a-t-il annoncé qu'il voulait faire entrer en bourse son activité de stockage d'électricité pour en accélérer le développement.

L'homme d'affaires breton y croit à ses batteries électriques ! Elles promettent notamment à sa Bluecar (retenue par la Ville de Paris pour le projet de voiture en libre-service, Autolib) d’atteindre les 130 km/h et de profiter d’une autonomie de 250 kilomètres. Mais elles coûtent cher. Et les marchés à conquérir, plus généralement dans le domaine du stockage de l'électricité, sont encore naissants. Alors le 6 juin, depuis le siège de Puteaux (dans les Hauts-de-Seine), le patron du groupe Bolloré a annoncé, à l'occasion de l'assemblée générale, sa volonté de coter ces activités, si possible dès cet automne.

Vincent Bolloré espère sans doute offrir à sa filiale Batscap, qui regroupe la fabrication des batteries électriques et des composants de stockage d’énergie, la taille critique nécessaire pour s’imposer sur le marché du véhicule électrique. En outre, Bolloré y est plutôt bien placé. La Bluecar représenterait 80% des immatriculations de voitures électriques en France, avec 1750 exemplaires en circulation.

Convaincre des investisseurs et partenaires externes

Rassurant pour les investisseurs à venir, le partenariat avec la Mairie de Paris, sur Autolib, pourrait s'étendre à d’autres villes françaises, intéressées de proposer ce type de service. Sans parler des autres débouchés, de la voiture hybride aux bus électriques (comme le Microbus, développé avec Gruau) ou encore des tramways.

Déjà, Bolloré a prévu d'inaugurer en septembre une seconde usine de batteries électriques, sur le même site que la première, en Bretagne près de Quimper.

Pour autant, cela reste un pari d’avenir. A ce jour, l’activité de stockage dans d’électricité fait surtout grimper les dépenses du groupe et pèse dans les comptes. Mais Bolloré a bien précisé que l'ouverture du capital ne sera pas totale, puisqu'il souhaite rester actionnaire majoritaire.

Le titre de l'encadré ici

|||"On aimerait avoir 4 à 5% de Vivendi"

C'est ce qu'a déclaré Vincent Bolloré à l'occasion de la même assemblée générale, le 6 juin. Déjà en cours de cession de Direct 8  et Direct Star à Canal+, filiale de Vivendi, il devrait obtenir environ 3% du capital du groupe de médias. A ce sujet, la commission de la concurrence devrait rendre son avis en juillet, et le CSA d'ici la rentrée. Entré dans le capital de Vivendi fin 2011, Bolloré a donc fait savoir hier qu'il voulait aller encore plus loin dans la prise de participation. Alors qu’il détient actuellement 1% du groupe de média et télécoms, qu'il devrait s'approcher des 3% rapidement, il vise désormais les 4 à 5%. L'homme d'affaires n'a cependant pas précisé à quelle échéance.