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Avec OpenSkies, investisseurs et start-up font les présentations dans l'avion

Patrick Malval a déjà l’intention de renouveler l'expérience .

Patrick Malval a déjà l’intention de renouveler l'expérience . - Pascal Samama - BFM Business

Cette année, la French Touch Conference a démarré en plein ciel entre Paris et New York avec l’opération "pitch in the Plane". Une première pour OpenSkies. Son directeur général, Patrick Malval a décidé de renouveler l’expérience.

Un avion doit-il seulement se contenter de déplacer les passagers d’un point à un autre? Pour Patrick Malval, directeur général d’OpenSkies, le transport aérien peut faire encore plus. Partenaire de la French Touch Conference qui se déroule actuellement à New York, la compagnie française a choisi de s'intégrer pleinement dans le processus de financement des start-up de la French Tech. Comment? En organisant des rencontres avec les investisseurs lors d’un vol transatlantique.

Six jeunes pousses ont pu ainsi faire découvrir leur projet à des personnalités des nouvelles technologies comme Olivier Mathiot (PriceMinister), Benoit Grossman (Ininvest), Paul-François Fournier (BPI France), Chris O’Brien (VentureBeat), Stéphanie Hospital (OneRagTime) et Jérôme Masurel (50 partners). Même Axelle Lemaire, secrétaire d'État au numérique, s'est prêtée au jeu. Stéphanie Hospital est emballée: "Je viens de faire la connaissance d'un ancien pilote d’Air France qui a créé un projet immersif impressionnant, l’avantage de faire ces rencontres dans un avion est de prendre le temps de mieux se découvrir".

Cet ancien pilote de ligne s’appelle David Dicko et sa start-up se nomme Skylights. Elle a remporté ce premier "Pitch in the Plane" avec son casque immersif qui permet de visionner un film comme si on était dans une vraie salle de cinéma. Et ses clients sont des compagnies aériennes.

Des scènes inédites dans un Boeing 757. Créateurs de start-up et investisseurs se sont rencontrés à 4.000 mètres d'altitude.
Des scènes inédites dans un Boeing 757. Créateurs de start-up et investisseurs se sont rencontrés à 4.000 mètres d'altitude. © Pascal Samama - BFM Business

Cette organisation a été un défi. "Ce n’est pas le genre de choses que l’on a l’habitude de voir dans un avion. C’est une première dans l’histoire de l’aviation. Nous avons des règles très strictes pour la sécurité, notamment sur un vol comme le Paris-New York, mais tout s’est bien passé. Il fallait oser" insiste le directeur général d'OpenSkies. Lors du vol, des dizaines de personnes se déplaçaient dans l’appareil sans déranger ni les autres passagers, ni le personnel de bord.

Patrick Malval reconnaît que toutes les compagnies ne peuvent se permettre d'organiser ce type d'événement. L’appareil exploité par OpenSkies, un Boeing 757, et, surtout, son aménagement spécifique (114 places seulement) avec, en classe Biz Bed, 20 sièges-lits spacieux qui se font face, "semblent avoir été faits pour ces rencontres".

Cette première ne sera donc pas une dernière. "C’est une performance que nous voulons renouveler en poursuivant ce partenariat avec la French Touch Conference pour les trois prochaines éditions", nous a révélé Patrick Malval. Nous sommes taillés pour comprendre les start-up. Cette petite compagnie aérienne française qui ne dispose que de trois avions pour desservir une seule ligne (Paris-New York) est une filiale de British Airways. Et pour son patron, c’est un avantage de taille qu’il veut conserver. "Pour reprendre le thème de la French Touch Conference, nous sommes un David appuyé par un Goliath et notre ambition est de rester un petit dans la cour des grands."

https://twitter.com/PascalSamama Pascal Samama Journaliste BFM Éco