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Air France-KLM remonte doucement la pente

Les spécialistes s'attendaient au pire pour le second semestre. Finalement, Air France ne s'en sort pas si mal.

Les spécialistes s'attendaient au pire pour le second semestre. Finalement, Air France ne s'en sort pas si mal. - -

Le groupe a publié ses résultats le 30 juillet. Après avoir divisé par deux sa perte d'exploitation au printemps grâce à sa principale activité, le transport passagers, la compagnie se montre confiante pour le reste de l'année.

Des résultats catastrophiques étaient attendus. Certes, ceux qu’a publié Air France ce lundi 30 juillet ne sont pas bons, mais ils sont bien meilleurs que le scénario du pire redouté par de nombreux spécialistes du secteur.

La compagnie franco-néerlandaise prévoit bien rester déficitaire pour le reste de l’année, mais nettement moins que lors de l’exercice précédent. En pleine restructuration, le groupe a en effet réduit de moitié sa perte d’exploitation au printemps, à 66 millions d’euros contre 145 millions pour le premier trimestre.

Autre bonne nouvelle: sa dette devrait enfin cesser de se creuser. Elle atteint aujourd’hui 6,5 milliards d’euros, en baisse de près de 300 millions d’euros. Le but de la direction est de commencer à la rembourser dès cette année pour la réduire de 2 milliards d’euros d’ici 2014.

Si Air France sauve ainsi les meubles, c’est grâce au trafic passagers, qui a augmenté de presque 4% ce trimestre, en dépit des incertitudes économiques en Europe et aux Etats-Unis. Le trafic cargo, lui, souffre déjà du ralentissement du commerce mondial, indique la direction.

Les syndicats des hôtesses et stewards refusent le plan "Transform 2015"

Cette dernière a également regretté que, dans le cadre de son plan "Transform 2015", les représentants du personnel navigant n’aient pas signé l’accord de refonte de l’organisation du travail. Les propositions de départs volontaires formulées par l’exécutif sont obsolètes.

Les dirigeants d’Air France-KLM vont donc devoir trouver de nouvelles solutions pour régler leur problème de sureffectifs. Le P.-dg d’Air France, Alexandre de Juniac, a indiqué à la presse que "la question des départs contraints [n’était] pas encore à l’ordre du jour", mais que rien n’était tranché, "ni dans un sens ni dans l’autre".

Les syndicats, eux, sont sur le pied de guerre: ils prédisent des mouvements sociaux d’ampleur, et ce, dès la fin du mois d’août.

Mathieu Sevin et BFMbusiness.com