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Aérien: les repreneurs se bousculent au chevet de Skymark

Skymark est en difficultés financières.

Skymark est en difficultés financières. - Kazuhiro Nogi - AFP

Delta Airlines, American Airlines ou encore des sociétés chinoises ont montré un intérêt pour la compagnie japonaise engagée dans une procédure de redressement.

La reprise de Skymark intéresse de nombreux repreneurs. Outre l'une des principales compagnies japonaises, ANA Holdings, plusieurs autres, étrangères, auraient manifesté un intérêt pour aider Skymark Airlines, indique mardi 24 février la presse nippone.

Selon le quotidien économique Nikkei, les américaines Delta Air Lines et American Airlines et la malaisienne AirAsia auraient fait part de la possibilité de soutenir d'une façon ou d'une autre Skymark. Une ou plusieurs compagnies chinoises auraient aussi montré un intérêt.

Les transporteurs aériens avaient jusqu'à lundi 23 février pour remettre une proposition officielle au tribunal chargé de superviser le redressement de Skymark Airlines.

D'après le Nikkei, Delta Air lines serait intéressée par une coopération pour les lignes intérieures, American Airlines pour un soutien financier ou autre et AirAsia pour une alliance sur les vols internationaux, en proposant d'utiliser les Airbus A330 laissés de côté par Skymark après un différend avec l'avionneur européen. De plus, AirAsia pourrait être un intermédiaire pour trouver un acheteur des six Airbus A380 que Skymark avait commandés en 2011 mais s'est trouvé dans l'incapacité de payer.

Pas de duopole

De son côté, ANA, qui avait reconnu lundi avoir déposé un dossier, proposerait d'après le Nikkei une entrée au capital de Skymark ainsi que des opérations conjointes.

Toutefois, le ministère des Transports, régulateur du secteur ayant à coeur de ne pas recréer le duopole ANA/Japan Airlines qui plomberait la saine concurrence, pourrait limiter dans le temps l'aide éventuelle d'ANA.

D'aucuns estiment cependant que le but de cette dernière est surtout de mettre la main sur les 36 créneaux quotidiens dont dispose Skymark à l'aéroport-clef de Tokyo-Haneda. Japan Airlines (JAL), elle-même rescapée de la faillite, n'est pas en mesure de voler au secours de Skymark.

"L'une des clefs du choix des sociétés pour soutenir Skymark réside dans les intentions d'Airbus au regard des pénalités que ce dernier réclame", a souligné le Nikkei. Le géant de Toulouse a avancé initialement le montant de 700 millions de dollars. Skymark, qui a jusqu'au bout tenté de préserver son indépendance de gestion, a du fait du conflit avec Airbus et en raison d'autres dettes couplées à un recul de ses recettes été acculée à se mettre en faillite.

Ses avions continuent cependant de voler et la compagnie, qui a déjà un sponsor, un fonds d'investissement japonais appelé Integral, est épaulée par un tribunal de Tokyo pour en choisir d'autres. Une vingtaine de société de secteurs non aériens avaient fait des propositions en fin de semaine passée. Les entreprises retenues devraient être annoncées en mars.

D. L. avec AFP