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Spie renonce au rachat d'Equans

Le groupe de services multi-techniques a décidé de se retirer de la course au rachat d'Equans. Bouygues et Eiffage ainsi que le fonds américain Bain sont toujours en lice pour mettre la main sur la filiale d'Engie.

Spie, groupe de services multi-techniques aux entreprises et collectivités, a annoncé mardi qu'il n'était plus candidat au rachat d'Equans, filiale récemment créée par Engie en vue d'une scission de ses activités de services.

Le groupe avait déposé une offre "non engageante" le 6 septembre, arguant qu'un rapprochement permettrait de créer "le champion européen" des services multi-techniques. Il avait ensuite été "sélectionné pour participer à la phase de 'due diligence'", qui consiste à vérifier les comptes et la situation d'une entreprise avant de l'acquérir.

"Spie estime que les informations rendues disponibles dans le cadre de ce processus (...) ne sont pas suffisantes pour lui permettre de formuler, dans le délai imparti, une offre ferme conforme à ses exigences et objectifs", explique le groupe dans un communiqué. "Par conséquent, et en dépit de l'intérêt stratégique du projet, Spie a décidé de mettre fin à ses travaux et ne remettra pas d'offre à l'issue de cette phase", conclue-t-il.

Bouygues et Eiffage toujours en lice

Le groupe n'a eu accès qu'à "une information limitée", et n'a pas obtenu satisfaction malgré plusieurs notifications au vendeur, indique une source proche du dossier. "Le projet est de taille, le faire avec des incertitudes n'aurait pas été sérieux", dit-on de même source.

Spie affiche un chiffre d'affaires presque deux fois moins important que celui d'Equans: il s'était associé à Bpifrance et au fonds Clayton Dubilier & Rice sur ce dossier, et prévoyait dans un second temps une augmentation de capital pour ses salariés. Le géant de l'énergie Engie, détenu à 23,64% par l'État, avait reçu plusieurs offres préliminaires émanant de grandes entreprises et de fonds d'investissement pour Equans.

Il restait jusqu'à présent quatre candidats en lice, selon une source proche du dossier: outre Spie, les groupes français Bouygues et Eiffage, et le fonds américain Bain. Engie espère tirer cinq à six milliards d'euros de cette opération.

P.L. avec AFP