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Un casino piraté… grâce au thermomètre connecté de l'aquarium

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La dirigeante d’une entreprise de cybersécurité rapporte une anecdote qui rappelle la vulnérabilité des objets connectés qui nous entourent.

Caméras, climatiseurs ou jouets : parmi ces objets, nombreux sont désormais connectés, capables de générer des données et de les transmettre sur le Web. Malheureusement, ce qu’on appelle aujourd’hui “l’Internet des objets” constitue un réseau souvent mal sécurisé, faute de standards et de solutions logicielles adaptées. Ces failles rendent ces produits susceptibles d’être attaqués, à l’image d’une poupée largement distribuée, par la suite interdite à la vente. La dernière victime en date est un casino. Certaines de ses données les plus sensibles ont été piratées à cause d’un thermomètre “intelligent”.

Des vulnérabilités de plus en plus nombreuses ?

D’après une discussion rapportée par le site Business Insider, la directrice de l’entreprise de cybersécurité Darktrace a évoqué le cas d’un établissement qui s’est rendu vulnérable à cause d’un thermomètre connecté placé dans l’aquarium du hall d’accueil. D’après Nicole Eagan, le pirate s’est servi de l’objet pour accéder au réseau interne du casino. Il aurait ainsi mis la main sur des informations sensibles, dont la liste des plus gros joueurs du moment. Une fois extraites, les données ont été envoyées vers des serveurs externes et ont disparu dans la nature.

“Il y a énormément d’objets connectés, parmi lesquels les thermostats, les réfrigérateurs, les climatiseurs, mais aussi les assistants vocaux que les gens amènent au travail. Tout cela étend les possibilités d’attaques informatiques, alors que la plupart de ces produits ne sont pas protégés par les systèmes traditionnels” regrette la directrice de Darktrace. Un constat partagé par Robert Hannigan, ancien directeur du service de renseignements électroniques du gouvernement du Royaume-Uni : “avec l’arrivée de milliers de nouveaux appareils dans les prochaines années, le problème ira en s’aggravant.”

https://twitter.com/GrablyR Raphaël Grably Chef de service BFM tech